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Samedi 25 novembre 2006
LEXPRESS.fr du 20/11/2006
Elettra Rossellini
10 mots qui parlent d'ellepropos recueillis par Katell Pouliquen
Un teint de porcelaine posé sur un nom légendaire: cette étudiante new-yorkaise, en jean sur jambes fuseaux, cumule les atouts. A 23 ans, la fille d'Isabella Rossellini et petite-fille d'Ingrid Bergman marche dans les pas de sa mère en devenant, elle aussi, icône de mode
1. Beauté

Je suis persuadée que la beauté universelle n'existe plus. Ainsi, ma peau très pâle plaît aux Japonaises, mais, dans d'autres cultures, elle serait assimilée à la fragilité ou à la maladie. Je suis encore étudiante, alors je me maquille très peu. Un voile de fond de teint, une touche de mascara et un gloss: that's it! Quand je vais à l'Opéra, j'ajoute du blush et du rouge à lèvres. Mais avec parcimonie: rien de pire qu'un rouge qui déborde sur les dents ou sur le côté!

© DR/Samsonite


Elettra et sa mère, Isabella Rossellini, pour Samsonite

2. Grigri

Je ne porte pas de bijoux, mais j'ai un grigri: un collier charms que mon père m'a offert. Je ne crois pas être superstitieuse; toutefois, je ne passe pas sous les échelles. Je ne suis pas croyante non plus, mais sans certitude... Même dans mes périodes mystiques, je ne vais jamais prier: je suis new-yorkaise, quand même!

3. Egérie

© DR


J'ai commencé comme mannequin pour Ferragamo ou Tommy Hilfiger. Etre aujourd'hui égérie de Lancôme (dès janvier prochain) ou du maroquinier Lamarthe, c'est assez cool pour une fille de 23 ans! Je voyage beaucoup, je suis pomponnée et j'ai des collègues de travail, comme une adulte! A titre personnel, je ne fais pas beaucoup de shopping. Je ne suis pas très fifille. J'aime le vintage, que j'achète à Greenwich ou à SoHo. Et je suis une adepte de Juicy Couture.
4. Cosmopolite

Je suis née à New York et j'y ai grandi. J'ai habité Milan pendant deux ans. Je parle français (du moins, j'essaie!), anglais, italien. Mon père est allemand, ma mère, mi-italienne, mi-scandinave, et je suis américaine! Un melting-pot à moi toute seule... comme New York. J'habite à Greenwich Village, et je fais tout à pied. J'aime le vieux New York, les rues pavées comme à Paris, les petits cafés où je m'installe pour lire Dave Eggers ou Jonathan Safran Foer. Je ne suis pas une fille de boîte de nuit. C'est cher, ça donne mal à la tête, et il me faut sept jours pour récupérer! Je préfère les dîners entre amis au Spotted Pig, un restaurant spécialisé dans les légumes de saison (www.thespottedpig.com).

5. Etudes

Je me partage entre la mode et mes études. C'est un équilibre vital. Et puis je ne pourrais plus n'être que mannequin: je suis déjà trop vieille et trop grosse! Je suis étudiante à la New School, à New York. J'y suis des cours de politique, d'histoire et d'anthropologie. Mais je suis encore pleine de doutes sur la suite. Faire de la politique? Pourquoi pas? Mon problème, c'est que, dès que je crois être sûre de mon envie, j'en change. Une vraie girouette!

6. Engagée

Je suis très sensible aux questions environnementales et à la protection des animaux. Je n'utilise jamais de sacs plastique, j'achète mes fruits et légumes biologiques dans des fermes autour de New York, je ne prends que des douches, etc. Et, pendant mes vacances, je pars comme travailleuse volontaire. Cet été, j'ai participé, au Kenya, à un programme humanitaire avec l'ONG Earthwatch.

© DR


7. Hyperactive

Le sport est ma seule drogue. Je pratique le yoga, je cours, je fais du roller, je nage, je danse... L'avantage de New York, c'est que, où que l'on habite, il y a forcément une salle en bas de chez soi! Nulle excuse pour flemmarder.

8. Famille

Petite, je ne mesurais pas à quel point ma mère avait compté dans le milieu de la mode. Elle a bien caché son jeu: chez nous, il n'y avait jamais le moindre magazine dans le salon! A la maison, ce qui comptait, c'était nous, les enfants (j'ai trois frères et une sœur)! De la même façon, on ne m'a jamais parlé de mes grands-parents, Ingrid Bergman et Roberto Rossellini (que je n'ai pas connus), comme de mythes du cinéma. Mes parents commentaient juste: «Ta grand-mère jouait dans des films.» Je crois que cette simplicité m'a protégée. Ça m'évite d'être écrasée, aujourd'hui encore. Et je m'en sors sans psy. Je vis entourée de psys: mon grand-père, mon père, ma grand-mère... tous sont analystes. Ça suffit!

9. Gourmandise

Mon péché mignon me vient de mes origines latines: la pasta, que je cuisine avec minimalisme, juste assaisonnée d'huile d'olive. C'est à peu près là que s'arrêtent mes talents...

10. Cinéma

Je suis une inconditionnelle de la Nouvelle Vague, de Truffaut et Godard en particulier. Belmondo dans La Sirène du Mississippi, avec Catherine Deneuve, quel héros! Pour la campagne de Lamarthe, on a tourné un court-métrage, réalisé par Zoe Cassavetes et tourné à Saint-Germain-des-Prés, qui me rappelle beaucoup les ambiances de la Nouvelle Vague (www.lamarthe.com). Je ne me sens pas du tout l'âme d'une comédienne; j'ai d'ailleurs refusé plusieurs offres, sans regret. Ma vie est ailleurs.