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Un temple de l'utopie sociale renaît à Guise, en Picardie
LE MONDE | 28.04.08 | 16h52 • Mis à jour le 28.04.08 | 16h52
Guise (Aisne,) Envoyée spéciale

eudi 1er mai, un temple de l'utopie sociale va célébrer la Fête du travail en Picardie. 5 000 visiteurs sont attendus au spectaculaire Familistère de Guise (6 000 habitants), qui fait l'objet d'un long et ambitieux programme de rénovation. Baptisé Utopia, il vise à rendre son unité à un monument atypique et maltraité par l'histoire, et à y faire cohabiter logements et musées.

Niché dans une boucle de l'Oise, le Familistère de Guise est composé de trois bâtiments en brique rouge dont le pavillon central avec ses deux ailes ressemble à un palais du Quattrocento. Occupant 6 hectares, l'ensemble est classé monument historique.

Ce Palais social fut au XIXe siècle un lieu d'habitation et de vie sans équivalent. Il a été construit à partir de 1859 par l'industriel Jean-Baptiste André Godin (1817- 1888), un fabricant de poêles, qui avait jusqu'à 2 000 ouvriers - il en reste 200. Godin est un patron inspiré par le socialisme utopique de Charles Fourier et les théories de Saint-Simon. Il considère que la condition première du progrès est l'élévation du niveau intellectuel et moral des classes les plus pauvres.

D'où le Familistère, où furent logés les ouvriers et leurs familles, alors que l'usine est tout près. Godin offre à ses ouvriers un confort inédit pour l'époque (eau courante, bornes-fontaines et toilettes à chaque étage) et des équipements sociaux et culturels : bibliothèque, théâtre, école, pouponnière - et même une piscine. Le lieu fait cohabiter sans hiérarchie sociale les familles des ouvriers, des cadres et des dirigeants. A l'intérieur des cours couvertes, des galeries courent à chaque étage autour desquelles s'ouvrent les portes de 500 appartements. Jusqu'à 1 800 personnes y habitent.

Cette vie autogérée se prolonge après la mort de Godin. Jusqu'en 1968 en fait, date à laquelle l'Association coopérative du capital et du travail Godin, qui gère le Familistère, disparaît. Les logements demeurent, l'utopie collective sombre. En 1981, le Familistère est racheté par des investisseurs qui "n'ont pas tenu compte de l'unité du lieu", dit Jean-Pierre Balligand, président (PS) du conseil général et président du syndicat mixte qui gère aujourd'hui le Familistère.

"CASERNE" OU "LUPANAR"

Le Palais social est alors démantelé appartement par appartement. Le théâtre et l'école sont cédés à la ville qui les fait vivre. Mais la municipalité délaisse, faute de moyens, les autres équipements collectifs : économats, buanderie, piscine, jardins, kiosque à musique tombent en ruine.

Le Familistère a été considéré par ses détracteurs comme une "caserne", un "tas de briques" ou un "lupanar". Mais Jean-Pierre Balligand, fasciné par " la vision entrepreneuriale et pas du tout paternaliste" de Godin, veut réhabiliter le monument. En 2000, le Syndicat mixte du Familistère Godin est créé et rachète une grande partie des bâtiments et des appartements. Depuis, travaux après travaux, le site affiche chaque année un peu plus son unité retrouvée, tout en maintenant une mixité sociale des logements.

"Nous menons à la fois une réhabilitation du monument et un projet de muséographie", explique Jean-Pierre Balligand. La ville, le département, la région et l'Europe financent les 40 millions d'euros qui doivent permettre l'achèvement de la rénovation en 2015. Le site pourra alors "accueillir entre 70 000 et 100 000 visiteurs par an", contre 30 000 actuellement, selon Frédéric Panni, conservateur du Patrimoine au Familistère.

L'appartement de Godin, au premier étage, dans l'aile droite du Palais social, est en travaux. Il y reste les traces d'un style bourgeois : les derniers lambeaux d'une tapisserie sombre chargée d'ornements, de vastes pièces et une vue stratégique sur l'entrée de l'usine. Il deviendra un musée qui présentera l'environnement familier de l'ancien propriétaire. Le rez-de-chaussée du pavillon central deviendra un musée sur l'histoire des lieux, avec un accueil et des salles d'expositions. Les deux autres étages resteront dévolus aux Familistériens. L'aile gauche du palais abritera un hôtel avec des chambres à bas prix et d'autres plus chères - mais sans abandonner le caractère collectif des sanitaires ou du réfectoire.

En face, le théâtre à l'italienne retrouvera son éclat. La bibliothèque et l'école restent ouvertes aux habitants de Guise. Le kiosque à musique est restauré et les économats sont devenus un musée qui retrace l'histoire de Guise et celle de la construction du Familistère. Quant au bâtiment qui abritait la buanderie et la piscine, réhabilité par l'architecte italien Luca Lotti, "il fait penser aux films d'Antonioni", selon Frédéric Panni : une même lumière diffuse et une légère crainte de disparition.

Agnès Chapsal
Article paru dans l'édition du 29.04.08


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Une maison en trois heures chrono
Keren Lentschner
14/12/2007 | Mise à jour : 15:46 |
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Un constructeur vendéen construit des maisons à partir de modules.

C’est un parallélépipède blanc de 110 m². À première vue, il ressemble à un Rubik’s cube géant. En pénétrant à l’intérieur, c’est une maison composée de trois chambres, d’un séjour spacieux équipé de baies vitrées et d’une cuisine ouverte. Au centre, un patio intérieur fait office de puits de lumière. À elle seule, une cheminée chauffe toute la maison, certifiée THPE (très haute performance énergétique).

Le soin particulier accordé à l’isolation – vingt centimètres de laine de verre pour les murs – permet d’éviter les déperditions de chaleur. « Tous les matériaux nobles de la construction traditionnelle – plancher en béton, carrelage, menuiseries… – ont été utilisés », se félicite Lionel Bouvier, chef de ­projet de la Maison Inov chez Bodard Construction, qui fabrique des modules à destination du secteur tertiaire.

Rien ne laisse penser que cette maison a été construite à partir de cinq modules de 3,50 × 7 mètres, de la même famille que ceux qu’on utilise pour les ouvriers sur les chantiers. Conçus en usine, les modules – de dix tonnes chacun – sont transportés sur site par trois camions. Ils sont posés à l’aide d’une grue. Leur assemblage, qui fait penser à un jeu de Lego, prend trois heures chrono. Deux à trois semaines sont ensuite nécessaires aux finitions.

Éviter les tracas des chantiers

Au total, « à partir de l’obtention du permis de construire, il faut compter trois mois pour réaliser la maison clés en main », précise Pascal Boutet, PDG de Bodard. Le constructeur, qui commercialisera ses maisons dès janvier 2008, vise un public de primo-accédants. Le plus petit modèle sera vendu 145 000 euros, hors foncier. Pascal Boutet, qui a quadruplé le chiffre d’affaires de Bodard en sept ans, espère en vendre une centaine dès l’an prochain. Trois ans devraient lui suffire pour amortir le projet. Il ne craint pas les réticences des Français, attachés à la maison en brique ou parpaing.

Les délais de livraison sont le principal argument commercial. Avoir un seul interlocuteur permet par ailleurs d’éviter les tracas des chantiers. Enfin, la maison – qui sera « passive » en 2009 – se veut à la pointe des normes environnementales. À ce jour, Bodard n’a pas prévu de service après-vente.

Algeco, leader mondial des constructions modulaires, s’était associé un temps avec le groupe Dassault (propriétaire du Figaro) pour lancer des maisons, avant de recentrer sa stratégie sur la location. L’appétence des Français pour la maison individuelle conduit, en effet, les constructeurs à rechercher tous les moyens pour raccourcir les délais ou baisser les prix. Ainsi, les maisons « prêt-à-finir », qui représentent environ 5 % du marché (220 000 maisons par an), permettent de réduire de 20 % à 30 % le budget de construction.

« Nous livrons nos maisons avec quatre kits de montage, puis nous suivons nos clients jusqu’à la fin du processus, en leur offrant dix heures d’assistance technique », explique Maurice Penaruiz, PDG de Mikit, qui livre 2 500 maisons par an au prix moyen de 90 000 euros. De son côté, un constructeur aveyronnais, Transylvanie, livre des kits de maison en bois (32 440 euros, plus 20 000 euros de matériels), qui nécessitent un mois et demi de montage et jusqu’à 50 % d’économie.
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Songdo, première "ville de l'ubiquité"
De notre envoyé spécial en Corée du Sud ARNAUD RODIER.
Publié le 31 octobre 2007
Actualisé le 31 octobre 2007 : 08h29

La cité verra le jour en 2014 en Corée du Sud. Les technologies de l'information y régneront en maître. On y sera partout en étant n'importe où. Au risque d'être en permanence sous contrôle.

Big Brother existe. Il est sud-coréen. C'est un informaticien à l'allure sage dont la porte-parole est une jeune femme brune aux cheveux courts, pétaradante dans sa minijupe noire. Ses yeux pétillants séduisent. Sa parole mécanique glace. «Les visionnaires de l'immobilier ne construisent pas des bâtiments. Ils construisent des expériences, de l'interactivité, une façon de vivre. »

«Welcome to Songdo. » Une fois passé sous l'arceau vert qui enjambe l'autoroute, on quitte le monde réel pour la Corée virtuelle. La ville en construction à 60 kilomètres de Séoul est un laboratoire à 25 milliards de dollars. Entièrement financé par l'industrie privée. Ce n'est pour le moment qu'un vaste chantier de 600 hectares récupérés sur la mer, mais quand elle ouvrira en 2014 ce sera la première « U-City » au monde. La première « ville de l'ubiquité ». Une ville où l'on sera partout en étant n'importe où.

Son secret, c'est la technologie de l'information poussée à outrance. « Les ordinateurs seront omniprésents, dans les bureaux, dans les appartements, dans les rues, et tous les systèmes, qu'ils desservent les résidents, les entreprises ou les services médicaux, pourront échanger leurs données », expliquent ses concepteurs, l'américain Gale International et le sud-coréen Posco. «Vous rêvez, nous construisons », promet une immense pancarte au pied d'une tour. Et ça marche. «Tout ce que vous voyez sorti de terre est d'ores et déjà entièrement vendu », se félicite Kim Hee-jeung, chargée

des relations publiques de la zone économique spéciale d'Incheon, qui abrite Songdo. À qui et à quels prix ? On ne le saura pas. Mais Songdo attend 500 000 personnes travaillant sur place en 2020, dont la moitié de résidents à temps plein.


Des bureaux ultramodernes, 9 000 appartements neufs, un centre international de conférences, des centres commerciaux au design futuriste, un hôpital dernier cri, un centre culturel, un musée, un hôtel 5 étoiles, un golf, rien n'a été laissé au hasard pour que les habitants de Songdo «profitent d'une vie de luxe dans les meilleures conditions ». Car il s'agit de réunir «le meilleur des villes du monde entier ». Il y aura donc un bâtiment qui ressemble à l'Opera House de Sydney, un Central Park comme à New York, des canaux comme à Venise...

Les confidences de Jorge O. Nelson, président de la future école internationale, laissent pantois. Il reçoit dix demandes d'inscription

de familles coréennes par jour, alors qu'elle ne commencera ses cours qu'en septembre 2009 ! «Les Coréens sont fanatiques de numérique et nous proposerons dès l'école communale une éducation digitale individualisée qui permettra de suivre en temps réel tous les stades de l'évolution de l'élève », explique cet Américain né à Seattle qui n'a pratiquement jamais vécu aux États-Unis. Une éducation fondée sur un système qui permettra aussi à ses parents et à ses professeurs de le suivre partout dans la ville. C'est ce qui s'appelle «l'organisation personnelle au jour le jour ». En effet, Songdo a prévu dans les moindres détails un scénario qu'on ne croyait possible que dans la science-fiction. Une même clé permettra de prendre le métro, de payer son parking, d'ouvrir son appartement, d'aller au théâtre, au cinéma ou de louer un vélo. Les poubelles publiques utiliseront des étiquettes de radio-identification qui créditeront directement le compte en banque de la ménagère qui aura recyclé ses bouteilles vides ou ses canettes de bière. Les planchers des habitations pour les personnes âgées seront sensibles aux chutes et alerteront directement les services d'urgence dès qu'ils en détecteront une. Les téléphones mobiles auront en mémoire les paramètres de la santé de leurs propriétaires et appelleront automatiquement le médecin s'ils enregistrent une anomalie. Les ampoules adapteront seules leur intensité en fonction de la luminosité ambiante enregistrée à l'extérieur des immeubles.

La liste n'est pas close, mais il y a plus grave. U-City doit pouvoir se corriger et s'améliorer d'elle-même. C'est pourquoi elle sera dotée d'un « U-Life Management Center », sorte de cellule centrale intelligente capable de contrôler et de modifier tous les services proposés pour qu'ils soient absolument parfaits. Et donc de se passer de l'homme ! Les concepteurs de Songdo s'en défendent. «Notre objectif n'est pas de construire une simple ville câblée, mais une ville où la technologie inspire au contraire les gens et leur permet de faire peut-être des choses qu'ils n'imaginent même pas. » Mais d'autres, comme l'écrivain Victor Rozek, s'interrogent. Les habitants de Songdo risquent de s'apercevoir très vite «que le prix à payer pour mener une existence numérique est la perte de l'intimité ». Voire de celle de l'identité. Et le paradis informatique prend soudain des couleurs de cauchemar.


Jusqu'à quel point la possibilité d'être partout à la fois n'implique-t-elle pas celle d'être en permanence sous contrôle ? À partir de quel degré de sophistication le système ne va-t-il pas briser toute personnalité ? «En 2002, à ses débuts, on appelait ce chantier Hongapour, contraction de Hongkong et de Singapour. Aujourd'hui, on y voit surtout la traduction de la mégalomanie de nos hommes politiques », critique une habitante de Séoul. Un film projeté en fin de visite, tourné en superbes images de synthèse, n'apporte pas de réponse, même s'il tente de gommer la mauvaise impression que laisse cette mécanique trop bien huilée. Seul un petit jardin, au pied d'un bloc de quatre tours identiques, qui cache un minuscule temple, rappelle que l'on est en Corée et pas dans un monde inventé. Mais quand, la nuit tombée, le chauffeur de la voiture tourne sans pouvoir trouver la sortie sur des routes désertes, dont certaines s'arrêtent en cul-de-sac devant de lourdes portes de métal, on se prend soudain à revivre la série télévisée Le Prisonnier.

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Menaces sur le palais Stoclet, chef-d'oeuvre bruxellois
   
LE MONDE | 03.03.06 | 13h03  •  Mis à jour le 03.03.06 | 13h03
Bruxelles, correspondant

e palais Stoclet est une fabuleuse demeure privée, située avenue de Tervueren, dans les faubourgs de Bruxelles, qui a été habitée jusqu'au décès d'Anny Stoclet, en 2002. Cette réalisation de l'architecte autrichien Josef Hoffmann est même un des chefs-d'oeuvre de l'Art nouveau, qui déferle en Europe à la fin du XIXe siècle. La superbe exposition "Le Désir de la beauté", au Palais des beaux-arts de Bruxelles, raconte les liens entre ce palais et le mouvement Wiener Werkstätte, atelier viennois qui, de 1903 à 1932, voulut refaçonner la vie en fonction de critères esthétiques. Et d'évoquer les figures qui ont séjourné chez les Stoclet : Serge Diaghilev, Jean Cocteau, Sacha Guitry ou Darius Milhaud.

Hasard ? L'exposition coïncide avec une polémique sur l'avenir incertain de la demeure commandée à Hoffmann par Adolphe et Suzanne Stoclet, incarnations de cette grande bourgeoisie d'affaires, fortunée et éclairée, à laquelle s'adressait le Werkstätte et les protagonistes de l'Art nouveau. L'imposant bâtiment de 60 mètres de long qui continue de fasciner les Bruxellois (rares sont ceux qui ont pu le visiter) a été classé en 1976, tout comme ses jardins. En octobre 2005, la Région bruxelloise et la ministre francophone de la culture annonçaient leur intention de classer tous les éléments du mobilier encore contenus dans ce qu'Hoffmann avait voulu comme "un chef-d'oeuvre total".

Près de trois cents rubriques ont été ouvertes pour répertorier les trésors du palais. Argenterie, livres, instruments de musique, sculptures, luminaires, peintures étaient les richesses d'une maison qui abrita, en outre, l'une des plus importantes collections d'art privée au monde, avec des oeuvres égyptiennes, mésopotamiennes, précolombiennes ou byzantines. Le palais Stoclet est orné de fresques réalisées par Gustav Klimt, de vitraux de Carl Otto Czescka ou de sculptures signées Richard Luksch ou Franz Metzner, qui orna la tour de la demeure d'une couronne de roses et de lauriers, gardée par quatre statues d'Héraclès.

DRAME PATRIMONIAL EN VUE

Classer Stoclet est une initiative a priori louable. Mais qui peut engendrer un nouveau drame patrimonial pour la Belgique. Car les quatre filles d'Anny Stoclet sont divisées sur le principe de la procédure de classement, qui vise à maintenir dans sa globalité une oeuvre que les ministères espèrent inscrire sur la liste de sauvegarde de l'Unesco en tant que chef-d'oeuvre du patrimoine mondial.

La volonté de préserver l'harmonie et la beauté du palais a un coût important pour la famille Stoclet. Il est estimé à 30 millions d'euros - le palais est estimé 100 millions. Toute vente séparée d'objets leur étant interdite, trois des héritières ont introduit un recours devant le Conseil d'Etat, qui pourrait bientôt leur donner raison. Dans ce cas, seule une loi fédérale sur la sauvegarde de ce patrimoine unique au monde pourrait empêcher une dispersion qu'Aude Stoclet, en désaccord avec ses soeurs, juge "désastreuse".

Le morcellement des compétences politiques dans la Belgique fédérale et le peu d'empressement des pouvoirs publics à assurer la défense des biens culturels laissent peu d'espoir à ceux qui veulent éviter la catastrophe. Le royaume a connu d'autres épisodes navrants, comme la destruction de la Maison du peuple, de Victor Horta. Certains espèrent voir naître une fondation internationale apte à sauver le palais et l'unité de ses collections. Car le palais Stoclet répondait au souhait des fondateurs : créer un lieu enchanté, "un coin du monde où l'on se sent plus beau et meilleur", comme l'écrivait un ami d'Hoffmann.

 


"Le Désir de la beauté, le Wiener Werkstätte et le palais Stoclet", Palais des beaux-arts de Bruxelles, 23, rue Ravenstein, 1000 Bruxelles. Tél. : 00-32-2-507-82-00. Du mardi au dimanche, de 10 heures à 18 heures ; lundi pour les groupes, sur réservation. Entrée de 3,50 € à 9 €. Jusqu'au 28 mai.
Catalogue (anglais), 38 €.

Jean-Pierre Stroobants