collaborations diverses

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Nouvelle polémique pour American Apparel

Après le litige qui l'a opposé à Woody Allen, American Apparel se retrouve éclaboussé par un nouveau scandale sur fond d'immigration.

Dov Charney, patron d'American Apparel et roi des cools, avait pris fait et cause depuis peu pour une réforme plus souple des lois sur l'immigration aux Etats-Unis. A croire que le bonhomme était irréprochable sur le sujet.

Mais voila que le Wall Street Journal rapporte aujourd'hui une information plutôt compromettante pour l'ami Dov. Selon le quotidien économique, une mission d'inspection des services de l'immigration aurait identifié près de 1600 travailleurs illégaux dans les entrepôts du détaillant basé à Los Angeles.


Réagissant à la publication de cette information, la direction d'American Apparel a indiqué que ses employés qui se trouveraient dans l'impossibilité de fournir des papiers valables aux autorités seraient renvoyés sur le champs. Sûre d'elle, la marque branchée à souligné que d'éventuels départs au seins de ses effectifs n'affecterait en aucun cas sa production.


Ce qui est sûr, c'est que la firme californienne et son exubérant patron Dov Charney se retrouve une fois de plus au cœur de la polémique après le conflit qui les avait opposé il y a quelques semaines au réalisateur Woody Allen. Un différend dont l'issue avait contraint American Apparel à verser 5 millions de dollars au réalisateur pour utilisation abusive de son image

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Isabelle Huppert faite officier de la Légion d'honneur par Sarkozy

 
 
Isabelle Huppert a été faite mercredi officier de la Légion d'honneur par le président Nicolas Sarkozy, qui a salué en elle "une comédienne accomplie" et "perfectionniste" au "caractère bien trempé".

"Vous disparaissez dans vos personnages, vous épousez les rêves les plus fous des plus grands cinéastes, des plus grands dramaturges, vous êtes les personnages qu'on vous demande d'incarner", a dit M.

Sarkozy à l'actrice.
Rendant hommage à son "caractère bien trempé", le président a ajouté : "vous avez pris votre destin en main et vous ne l'avez jamais laissé vous échapper. On peut dire que vous êtes l'auteur, la réalisatrice, l'actrice, de votre carrière (...) Vous êtes perfectionniste".
"Je voudrais dire à quel point la France s'enorgueillit de vous compter parmi ses plus grandes actrices, ses plus talentueuses comédiennes et l'une des meilleures ambassadrices de sa culture et de sa langue, dans le monde entier", a également affirmé le chef de l'Etat.
Sobre dans une robe noire sans manches, la comédienne était entourée de son époux et de ses trois enfants. Parmi les quelque dizaines d'amis présents, figuraient le cinéaste Claude Lanzmann, l'ancien ministre Thierry Breton ainsi que Pierre Bergé, cofondateur de la maison de haute couture Yves Saint-Laurent.
Isabelle Huppert a présidé le dernier Festival de Cannes. Elle recevra un "Globe de cristal" lors du Festival international du film de Karlovy Vary, en République tchèque, qui se tiendra du 3 au 11 juillet.

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«Maintenant, ce sera les CRS ou les papiers»

Evacués de force mercredi de la Bourse du travail à Paris par la CGT qui voulait récupérer ses locaux, 200 travailleurs en situation irrégulière campent sur le trottoir.

CORDÉLIA BONAL

Jeudi devant la Bourse du travail, dans le IIIe arrondissement à Paris.

Jeudi devant la Bourse du travail, dans le IIIe arrondissement à Paris. (CB)

Un semblant de calme est revenu autour de la Bourse du travail ce jeudi à Paris, après la violente évacuation la veille des occupants par le service d'ordre de la CGT. Les sans-papiers délogés, au nombre de 200 environ, ont passé la nuit sur le bout de trottoir où ils ont échoué avec matelas et couvertures, et ne comptent pas en bouger pour le moment.

Ce matin, personne n'est parti travailler, tous s'en tiennent au mot d'odre: ne pas bouger tant que les demandes de régularisations déposées par le collectif (750 dossiers déposés à ce jour à la préfecture, 1200 au ministère) n'avanceront pas. En attendant, on s'organise, sous l'œil de quelques policiers. Des chaises, réchauds, radios ont rejoints le fatras de sacs et matelas. Voisins et associations passent discuter, dire leur colère, distribuer pain et bouteilles d'eau. Sur le trottoir d'en face, quelques cafetiers ouvrent l'accès à leurs toilettes.

Travailleurs isolés en situation irrégulière, originaires d'Afrique pour la grande majorité, les occupants avaient investi il y a 14 mois la Bourse du travail, bâtiment appartenant à la ville de Paris mais géré par plusieurs syndicats, dont la CGT.  L'occupation avait été décidée après le refus par la préfecture de police de Paris de recevoir 1.000 dossiers que le collectif, la CSP 75 (coordination de sans-papiers) voulait voir traiter, la préfecture renvoyant vers la CGT.

«Bandits»

«On est en France depuis des années, on travaille, on cotise, nos grands-parents se sont battus pour la France», énumère Keita, intérimaire dans le bâtiment grâce à de faux papiers, comme beaucoup ici. «Alors on ne bougera pas de ce trottoir. Maintenant, ce sera les CRS ou les papiers.»

Depuis hier, les deux accès au bâtiment sont bloqués: grilles baissées côté boulevard, porte close côté rue, qui s'ouvre de temps à autre pour laisser passer une poignée de responsables syndicaux venus reprendre possession des locaux. Entre le collectif de sans-papiers et les membres de la CGT, on évite soigneusement tout contact.

«La CGT ? C'est des bandits!», s'insurge Keita. Même colère chez Anzoumane Sissoko, délégué du collectif, la CSP 75: «Nous ne voulons plus avoir affaire à eux. Après ce qu'ils nous ont fait hier, venir comme ça nous taper et nous asperger de gaz lacrymogène, ça suffit comme ça.» Au lendemain de l'évacuation, Sissoko compte les absents: «six blessés» et «quatre interpellés». Chiffres qui n'ont pas été confirmés ce jeudi par la préfecture.

«Violence injustifiable»

Après l'épisode violent de la veille, associations et partis ont condamné, plus ou moins fermement, la décision de la CGT, syndicat qui se pose par ailleurs régulièrement en intermédiaire pour le dépôt de dossiers de régularisations de travailleurs. Pour France Terre d'asile, «la CGT, avec cette intervention, qu’elle l’ait souhaité ou non, indique clairement qu’elle change de logiciel en se recentrant sur sa "clientèle" habituelle. Nous devons veiller collectivement (...) à ne pas laisser la division et le rejet de l’autre se propager».

Le Conseil représentatif des associations noires de France (Cran) «dénonce la brutalité de la CGT et demande au gouvernement des actions concrètes pour faciliter une sortie de crise de manière plus humaine», tandis que les Verts s'élèvent contre une «violence injustifiable».

Droit au logement, qui s'était «désolidarisé de l'occupation de la Bourse par les sans papiers motivée par des considérations peu crédibles», dénonce néanmoins la méthode, «expéditive».

Super crevure, (ou laval et moi),

 Bockel appelle la gauche à voter UMP

AFP
03/06/2009 | Mise à jour : 20:01
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Le secrétaire d'Etat à la Défense et aux anciens combattants, Jean-Marie Bockel, a lancé un appel aujourd'hui à Mulhouse aux électeurs de gauche à voter pour les listes de la majorité.

"Je me sens d'autant plus à l'aise pour dire cela, pour appeler les femmes et les hommes de gauche de notre pays à voter pour les listes de la majorité que je sais qu'à Strasbourg ces idées sont entendues", a dit le maire ex-PS de Mulhouse, dans un discours prononcé au titre de ses fonctions de président de son jeune parti La Gauche moderne.

Ces idées "rencontrent le soutien des femmes et des hommes de gauche européens, qui savent où ils habitent, qui ne confondent pas l'intérêt du pays, l'intérêt de nos concitoyens et des européens, et une campagne de dénigrement sans fin du président de la République", a-t-il ajouté.

M. Bockel a fustigé "le Parti socialiste et ses dirigeants, qui ne savent plus où ils en sont, ni où ils vont, ni où ils mèneraient les Français s'ils étaient aux responsabilités".

Il a également décoché des critiques à l'égard de François Bayrou "qui s'évertue à vouloir faire de cette élection une répétition de 2012, jusqu'à en oublier l'Europe elle-même".
"L'Europe est un sujet trop grave, une ambition trop noble pour être exploitée, par les uns à des fins personnelles et par les autres comme un outil de revanche qui, aujourd'hui, n'a ni lieu, ni raison d'être".

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Claude Allègre se verrait bien ministre de Sarkozy
LEMONDE.FR avec AFP | 09.05.09 | 15h44


72 ans, Claude Allègre se verrait bien de nouveau au gouvernement. L'ancien ministre socialiste a indiqué, dans une interview publiée samedi 9 mai dans Le Journal du dimanche, qu'il ne dirait pas non si Nicolas Sarkozy lui proposait un ministère.

"Si je redeviens ministre, ce sera dans un domaine précis. Un Miti français [ministère du commerce international et de l'industrie au Japon], c'est le genre de chose qui m'intéresse et qui intéresse le président de la République", a déclaré. "Mais je ne serai jamais plus ministre de l'éducation nationale ! C'est un poste difficile, peut-être le plus dur. J'ai eu des manifs contre moi (...) Ministre, c'est passionnant et difficile à la fois. Chaque fois que vous avez une idée, votre administration vous dit que ce n'est pas possible !", a ajouté celui a occupé ce ministère entre 1997 et 2000, sous Lionel Jospin. Depuis janvier 2008, Claude Allègre n'a plus de carte du PS.

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Hésitant, Kouchner votera finalement UMP le 7 juin

Samuel Potier (lefigaro.fr)
11/05/2009 | Mise à jour : 14:45
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Le ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner. (Sébastien Soriano / Le Figaro)
Le ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner. (Sébastien Soriano / Le Figaro)

Le ministre des Affaires étrangères avait d'abord avoué samedi ne pas savoir quelle liste soutenir aux européennes. Alors que le PS se moquait d'«un concessionnaire qui hésiterait à vous accompagner dans la voiture qu'il vous vend», Kouchner a tranché lundi : il votera pour Michel Barnier.

Bernard Kouchner veut éteindre la polémique. Domicilié en Ile-de-France, il votera pour la tête de liste UMP de cette circonscription aux élections européennes du 7 juin. Le patron de la diplomatie française a confirmé ce choix dans un communiqué lundi, alors qu'il se rendait à New York pour une session ministérielle du Conseil de sécurité sur le Proche-Orient, avant un déplacement à Washington pour des entretiens sur l'Afghanistan et le Pakistan.

Ses oreilles avaient dû siffler dans l'avion, la polémique ayant enflé en France après qu'il a avoué ne pas savoir pour quelle liste il votera au scrutin européen du 7 juin. «J'attends de voir les programmes !», avait en effet répondu l'intéressé dans Le Parisien de samedi.

Elus de droite et de gauche n'avaient eux pas attendu pour soutenir ou brocarder Bernard Kouchner. Ce sont d'abord les ex-camarades socialistes du ministre des Affaires étrangères qui ironisent sur «un concessionnaire qui hésiterait à vous accompagner dans la voiture qu'il vous vend». Selon l'eurodéputé Harlem Désir, tête de liste PS en Ile-de-France aux Européennes , le «doute» qu'il exprime est «un cinglant désaveu pour la politique européenne de Nicolas Sarkozy et de l'UMP». «C'est assez emblématique de voir que le ministre des Affaires étrangères, qui doit avoir quand même un droit de regard sur la politique européenne, n'a pas même envie de voter pour le programme de M. Barnier et de Mme Dati», a renchéri lundi le porte-parole du PS Benoît Hamon.

Lefebvre : «Les doutes de Kouchner, un cinglant désaveu du PS»

Réplique ferme et immédiate de son homologue de l'UMP, Frédéric Lefebvre : «Les doutes de Bernard Kouchner sont au contraire un cinglant désaveu du Parti socialiste de la part d'un homme qui n'a voté Sarkozy ni au premier ni au deuxième tour de l'élection présidentielle». Pour le secrétaire général de l'UMP, Xavier Bertrand, l'ancien socialiste, symbole de l'ouverture sarkozienne, «n'hésitera certainement pas» à accorder sa voix au parti majoritaire. Chose faite ce lundi donc.

«Je ne crois pas que le cœur de Bernard Kouchner balance», avait assuré quant à lui Michel Barnier, «puisqu'il a choisi depuis deux ans». «Je lui ai fait porter il y a près de trois jours le projet de la majorité présidentielle. Il retrouve beaucoup d'idées qui sont les siennes», a-t-il affirmé lundi sur Europe 1. «Je m'étonne qu'on s'étonne sur l'effet d'ouverture, c'est bien pour avoir des personnes qui pensent par elles-mêmes qui ne sont pas des béni-oui-oui», a enfin ajouté Xavier Darcos sur RTL. «On ne leur a pas demandé de se renier complètement».

A l'UMP, certains élus avaient mis en garde le patron du Quai d'Orsay. Alain Juppé avait par exemple estimé dimanche au Grand Jury RTL/Le Figaro/LCI que le ministre des Affaires étrangères devait voter UMP le 7 juin, compte tenu du principe fondamental» de «solidarité gouvernementale» qui incombe, selon lui, à chaque membre du gouvernement.

Soutien à Nicolas Sarkozy depuis deux ans

En route pour les Etats-Unis, Bernard Kouchner avait également publier lundi un premier communiqué dans lequel il rappellait son soutien à Nicolas Sarkozy depuis maintenant plus de deux ans, répondant ainsi indirectement à l'eurodéputé Daniel Cohn-Bendit, qui juge que Bernard Kouchner est «pris au piège» et «dit n'importe quoi sur ce genre de choses», rappelant qu'en 1994, le ministre avait voté pour la liste Tapie alors qu'il figurait sur celle de Rocard.

Le ministre des Affaires étrangères affirme au contraire que «les propositions» du gouvernement «naturellement (l')inspireront». Samedi il s'en était pris à ses «amis de la gauche» en regrettant «qu'ils n'aient pas de réflexe d'unité nationale et qu'ils profitent de chaque occasion pour affirmer qu'avec eux, ce serait obligatoirement mieux. C'est le jeu politique réduit à l'élémentaire, presque enfantin et cela me navre».

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Claude Allègre: « Il faut dire non à la Turquie »
 
 

Propos recueillis par Dominique de Montvalon | 12.04.2009, 07h00


Ancien Ministre de l’Education nationale et de la Recherche dans le gouvernement Jospin, Claude Allègre figure parmi les noms les plus cités pour entrer au gouvernement si Nicolas Sarkozy décide, avant ou après les européennes, de le remanier.

Juste après l’élection de Nicolas Sarkozy, vous aviez décliné sa proposition d’entrer au gouvernement. Et s’il vous le proposait de nouveau ?
Claude Allègre. Dans le cas où il me le proposerait, permettez-moi de lui réserver ma réponse.


La sortie de la crise, c’est pour 2010, 2011, 2012 ?
La sortie de la crise sera, pour une bonne partie des Français, beaucoup plus rapide que ne le disent tous les Cassandre. Cela commencera fin 2009, début 2010…

Pourquoi cet optimisme ?
D’abord, la situation en France, avant qu’éclate la crise, était incomparablement meilleure qu’aux Etats-Unis. Il y a aujourd’hui deux secteurs qui souffrent énormément car ce sont deux secteurs où les Français utilisent à plein leur épargne : le logement et la voiture. Les sous-traitants de ces deux secteurs prennent donc la crise de plein fouet. En plus, côté automobile, la crise écologique se surajoute à la crise financière. Seconde observation : la situation des banques françaises, sans être parfaite, était, avant la crise, moins mauvaise que celle des banques américaines. Troisième donnée : la France a une quantité énorme de fonctionnaires trop car, en période de croissance, cela ralentit le dynamisme économique mais, paradoxalement, cela permet, dans les circonstances actuelles, d’amortir la crise. Enfin, les Français en dehors du logement et de l’automobile sont beaucoup moins endettés que les Américains. Ils vivent relativement peu à crédit. Et puis le plan de relance française qui a privilégié, à juste titre, l’investissement est bien ciblé. Atout paradoxal mais atout supplémentaire par rapport à l’Allemagne : le déficit de notre commerce extérieur nous rend beaucoup moins dépendants de ce qui se passe à l’extérieur.

Vous êtes géophysicien. Après le séisme qui vient de meurtrir l’Italie, pensez-vous que la France courre, elle aussi, des dangers ?
Il y a deux régions sismiques en France : les Antilles et la Provence. Mais il faut relativiser. En chiffres ronds, en trois siècles : 30 morts en France, 3 000 en Italie.

Comprenez-vous que Ségolène Royal ait demandé pardon aux Africains pour le discours controversé que Nicolas Sarkozy avait prononcé à Dakar en 2007 ?
C’est scandaleux. Sous quelque gouvernement que ce soit, je considère qu’il y a une solidarité nationale. Non seulement elle n’avait donc pas à s’excuser, mais de quel droit parle-t-elle au nom de la France ?

Vous réjouissiez-vous du début de rapprochement entre la France et la Chine ?
Evidemment !… D’autant que, moi qui ai été responsable de l’exploration géologique Himalaya-Tibet entre 1980 et 1982 et qui connais bien le Tibet de l’intérieur, je sais la vérité du Tibet : un territoire sans écoles, sans scientifiques et soumis à la dictature d’une religion puissamment rétrograde. Mais, bien sûr, il faudra dans le futur lui donner une certaine autonomie.

Il est donc important que la France retrouve le chemin de la Chine ?
Ce n’est pas important : c’est indispensable.

Peut-on sérieusement parler, à propos de la réunion du G 20 à Londres, d’un « succès » ?
Oui. C’est même un immense succès. C’est la première fois que les grandes puissances de la planète décident de réagir ensemble, au lieu de jouer le chacun pour soi. Bien sûr, tout n’est pas réglé, mais ce qui s’est passé est inespéré. Nicolas Sarkozy a su imposer à Bush ce sommet alors que les Etats-Unis ne rêvaient que de continuer à régler seuls les affaires du monde. On lui doit ce G 20. C’est un sujet de fierté pour la France et l’Europe.
 
Y a-t-il un risque que les examens universitaires ne puissent avoir lieu du fait de la persistance et de l’ampleur du mouvement de fronde dans les facs ?
Il y a un problème sérieux, en effet. Les présidents d’université doivent examiner cette question avec beaucoup de soin. Parce que beaucoup d’étudiants ne sont pour rien dans tout cela, et veulent valider leur année. N’oublions pas non plus les étudiants étrangers venus étudier en France. D’un autre côté, il est exclu de brader les examens. C’est donc un problème très délicat mais puisqu’on a une loi d’autonomie des universités, faisons confiance à chaque université pour régler ce dossier au mieux, donc au cas par cas. Les agitateurs sont aujourd’hui une minorité mais les conséquences de ce mouvement qui a trop duré sont, hélas, de grande ampleur.

Le PS n’est-il pas en train de se laisser déborder par l’extrême gauche ?
Martine Aubry fait ce qu’elle peut, et le PS va mieux sous Martine Aubry qu’il n’a été depuis longtemps. Cela étant, tant que le PS restera dans l’opposition systématique, il sera dans l’impasse. Aujourd’hui, je le trouve très divisé et sans idées, et je ne m’en réjouis pas car un pays a toujours besoin d’une opposition forte.

Est-on trop sévère avec Martine Aubry en parlant à son propos de « gauche archéo » ?
Il faut arrêter de tirer sur les gens qui, comme elle, travaillent et se donnent du mal ! Je ne sais pas si elle réussira. La vraie question qu’il faut se poser est la suivante : le PS est toujours dans la configuration imaginée par François Mitterrand en 1971 à Epinay ; est-ce que cela n’a pas fait son temps ? Ne doit-il pas changer de logiciel ? En tout cas, personne ne bâtira une grande formation de gauche uniquement sur l’antisarkosysme. Mitterrand avait réussi à créer une formation qui n’était pas seulement une alternative au gaullisme, mais a su proposer des pistes.

Faut-il dire non à l’adhésion de la Turquie à l’Europe ?
Je suis opposant de toujours à cette adhésion. Et je vais vous faire une confidence : quand j’étais ministre, j’ai eu à ce sujet une altercation assez vive avec le Premier ministre de l’époque (NDLR : Lionel Jospin) en plein conseil interministériel. Le ministre des Affaires étrangères (NDLR : Hubert Védrine), même s’il a par la suite appliqué la politique du gouvernement, partageait alors mon point de vue.

Il faut donc, aujourd’hui, résister aux Américains ?
Bien sûr !… C’est pour pouvoir être totalement libre vis-à-vis d’eux que Nicolas Sarkozy, comme il l’a dit, a fait rentrer la France dans le commandement militaire intégré de l’Otan. Vous imaginez Sarkozy dépendant ? 

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Le maire dénonce le squat « intolérable » des Roms
ARGENTEUIL

 
 
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A.F. | 17.02.2009, 07h00
 

La rumeur dit qu’ils sont arrivés à Argenteuil après l’évacuation médiatique du camp de Roms de Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis). Depuis, la présence « d’environ 250 personnes » réparties sur deux sites provoque des crispations. Sous l’autoroute A 15, l’ancien foyer Sonacotra qui devait servir de centre d’entraînement aux pompiers et aux forces de l’ordre en attendant sa démolition, est occupé. Avenue de Stalingrad, les voisins de la friche industrielle Grand-Frais, un terrain privé déjà occupé à plusieurs reprises, perdent patience. La présence de ces « squatteurs génère, outre un sentiment d’insécurité, nombre de nuisances que les riverains ne supportent plus », s’indigne Philippe Doucet. Le maire (PS) a écrit au préfet. « Malheureusement, comme d’habitude, les procédures d’expulsion sont longues à aboutir et il est peu probable que le jugement ordonnant l’évacuation du terrain soit obtenu avant la mi-mars », regrette l’élu.

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M. Besson : "Je n'ai pas de problème avec le concept d'identité nationale"
LE MONDE | 20.01.09 | 09h37  •  Mis à jour le 20.01.09 | 09h37

enu des rangs de la gauche, Eric Besson vient d'être nommé au ministère de l'immigration et de l'identité nationale en remplacement de Brice Hortefeux. Il va également entrer dans les instances dirigeantes de l'UMP.

Vous avez accepté de prendre en charge le ministère le plus décrié, notamment par votre ancienne famille politique. Est-ce une manière de marquer définitivement votre rupture ?

J'ai accepté parce que le président de la République me l'a proposé. Lorsque vous êtes dans une équipe et que vous faites confiance à celui qui la pilote, vous devez accepter de jouer à la place qu'il vous assigne. Ce n'est pas parce que c'est complexe, délicat, subtil, qu'il faut s'en éloigner ou fuir ce type de ministère. Le fait que la gauche ait protesté contre sa création ne suscite chez moi ni intérêt particulier – je n'ai pas de goût pour la provoc – ni suspicion quant à la légitimité de ce ministère.

Vous aviez pourtant critiqué la politique migratoire de M. Sarkozy, lorsque vous étiez au PS dans un rapport "l'inquiétante 'rupture tranquille' de M. Sarkozy".

Je suis totalement responsable de ce rapport, mais la vérité est que je n'ai pas écrit un mot sur la partie concernant l'immigration. Ce n'était pas ma compétence. Les socialistes le savent. Mais j'assume ce que le PS a dit pendant toute la période où j'étais au sein de sa direction.

En acceptant d'entrer dans l'organigramme de l'UMP, vous franchissez une nouvelle étape dans votre transgression, au risque de passer définitivement pour un "traître".

Je suis dans l'avion, on me propose d'aller dans le cockpit, j'y vais. La transgression n'est pas un objectif en soi. J'appartiens à la majorité présidentielle. Je ne cherche pas à biaiser, je vais au bout de mes choix, en me réengageant politiquement. Je ne renie rien de mon passé. Mais j'assume le programme de Nicolas Sarkozy et le fait d'appartenir à une majorité, sans état d'âme. Ce qui justifie mon éventuelle prise de responsabilité à l'UMP, c'est le fait que Nicolas Sarkozy et Xavier Bertrand veulent faire de l'UMP un grand mouvement populaire, un parti de masse réformateur, un parti d'ouverture. Qui incarne aujourd'hui la réforme, le mouvement ? Qui porte la régulation du capitalisme, le multilatéralisme, l'Union pour la Méditerranée ?

Pour le député UMP Axel Poniatowski, vous restez un homme de gauche, vous n'avez pas votre place dans les instances de l'UMP.

Je peux comprendre ce type de réaction. Elle ne me paraît pas représentative de la majorité des élus UMP. Je crois que ce que veut Nicolas Sarkozy, c'est refaire à l'intérieur de l'UMP l'ouverture qu'il a faite au sein du gouvernement.

Vous avez vécu dix-sept ans au Maroc. Votre histoire va-t-elle avoir une incidence sur votre politique de l'immigration ?

Le cadre de cette politique a été défini par le président de la République. Tout ministre applique d'abord cette politique. Il peut bien sûr y avoir des variations liées à sa propre sensibilité, sa propre histoire. Tous les Français nés hors de France, singulièrement au Maghreb, ont un rapport singulier à la France.

La vraie question est de savoir si une autre politique de l'immigration est possible au sens où le proposent certaines associations et des mouvements d'extrême gauche, qui défendent le principe d'accueil général et de la libre circulation. Ce n'est pas crédible. Aucune politique alternative n'est proposée. Le PS est sur la même ligne. Ségolène Royal s'est elle-même prononcée contre les régularisations massives, mais pour le cas par cas. La France a le droit et le devoir d'adapter ses flux migratoires à sa capacité d'accueil, à son propre taux de chômage. Il faut assumer une immigration maîtrisée, préalable à une bonne intégration, que je souhaite renforcer. Fermeté et humanité seront mes deux guides. Je suis décidé à renforcer la politique de lutte contre l'immigration clandestine, la traque des filières mafieuses et des passeurs, qui exploitent la misère humaine. Je veux m'appuyer sur les quatre piliers du ministère, immigration, intégration, identité nationale, développement solidaire.

Le concept d'identité nationale accolé à celui d'immigration ne vous gêne-t-il pas ?

Je n'ai pas de problème avec ce concept. L'identité nationale c'est l'identité républicaine. J'ai toujours été frappé par l'incapacité de certaines élites françaises à assumer cette dimension-là. Pourquoi être fier d'être français serait une difficulté? L'identité nationale ce n'est pas le nationalisme. Dire qu'on ne peut associer immigration et identité nationale, c'est une tartufferie. Il y a une dialectique évidente entre les deux. La France est une terre de métissage et l'immigration l'a enrichie. Mais il y a une tension, c'est évident. Nous avons échoué dans le fait que les jeunes qui sifflent La Marseillaise ne se reconnaissent pas en tant que Français. On doit donc traiter ce problème. Je vais travailler main dans la main avec Fadela Amara [secrétaire d'Etat à la ville] et Yazid Sabeg [commissaire à la diversité et à l'égalité des chances].

Propos recueillis par Sophie Landrin et Laetitia Van Eeckhout

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Marin Karmitz assure qu'il n'est pas "passé au sarkozisme"

Il y a 8 heures

PARIS (AFP) — Marin Karmitz, chargé d'animer le "conseil pour la création artistique" annoncé par Nicolas Sarkozy, a assuré mercredi qu'il n'était pas "passé au sarkozisme" et regretté que la gauche n'ait pas fait le "travail de réflexion sur la culture" qui lui a été confié.

"J'aurais préféré qu'ils fassent eux-mêmes à gauche ce travail de réflexion sur la culture", a déclaré sur Europe 1 le producteur et fondateur du groupe indépendant MK2.

Assurant que, jadis communiste puis maoïste, il était "indépendant" et "à gauche", il a affirmé encore que "depuis que Mitterrand a invité Berlusconi à venir faire la première télévision privée en France, il n'y a plus aucune réflexion sur la culture à gauche".

Marin Karmitz a ajouté que cette mission, qu'il a acceptée "tout de suite", allait s'occuper "de tous les domaines de la création".

Il a ajouté qu'il n'aurait pas de budget et que ce ne serait pas à lui de "réduire les subventions".

Cependant, il a estimé qu'il fallait "réfléchir" aux "subventions utiles" et aux "priorités", "se poser la question du financement de la culture", car le ministère de la Culture "n'a plus de moyens ou très peu de moyens".

Il a suggéré de "garder ce qui est intéressant dans le système français du financement public, et aussi de mettre dans le coup du financement privé, de façon à mélanger les deux".

"Notre travail est un travail de prospective, de réflexion, avec une obligation de propositions et de mise en pratique de façon exemplaire", a-t-il encore déclaré.

Pour lui, il est "important que le président de la République soit au coeur de ce système", car autrement "il ne peut pas y avoir de développement de la culture en France".

Le conseil pour la création artistique sera coprésidé par M. Sarkozy et la ministre de la Culture Christine Albanel.