crevures

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Bernard Zekri aux «Inrockuptibles»

Raphaël Garrigos et Isabelle Roberts

Selon nos informations, Bernard Zekri, ancien directeur de la rédaction d’i-télé et actuellement à la tête de Flab, la filiale de production interne de Canal+ (l’Edition spéciale, Canal Football Club) va rejoindre les Inrockuptibles à la tête de la rédaction, même si Christian Fevret, actuel directeur de la publication et de la rédaction restera à son poste. Pour l’heure, rien n’est encore signé, mais l’affaire devrait être conclue rapidement.

D’ici là, le rachat des Inrockuptibles par Matthieu Pigasse, banquier d’affaires et vice-président de Lazard Europe, devrait être également bouclé. Il est actuellement en voie de finalisation, et le projet a été présenté, selon la lettre professionnelle Presse News, ces derniers jours aux délégués du personnel, en attendant d’être soumis prochainement pour avis au comité d’entreprise.

Créé en 1986 et édité par les Editions indépendantes, l’hebdomadaire a été vendu à 39112 exemplaires en 2008 (chiffres OJD), en baisse de 1,98% par rapport à 2007.

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Isabelle Huppert faite officier de la Légion d'honneur par Sarkozy

 
 
Isabelle Huppert a été faite mercredi officier de la Légion d'honneur par le président Nicolas Sarkozy, qui a salué en elle "une comédienne accomplie" et "perfectionniste" au "caractère bien trempé".

"Vous disparaissez dans vos personnages, vous épousez les rêves les plus fous des plus grands cinéastes, des plus grands dramaturges, vous êtes les personnages qu'on vous demande d'incarner", a dit M.

Sarkozy à l'actrice.
Rendant hommage à son "caractère bien trempé", le président a ajouté : "vous avez pris votre destin en main et vous ne l'avez jamais laissé vous échapper. On peut dire que vous êtes l'auteur, la réalisatrice, l'actrice, de votre carrière (...) Vous êtes perfectionniste".
"Je voudrais dire à quel point la France s'enorgueillit de vous compter parmi ses plus grandes actrices, ses plus talentueuses comédiennes et l'une des meilleures ambassadrices de sa culture et de sa langue, dans le monde entier", a également affirmé le chef de l'Etat.
Sobre dans une robe noire sans manches, la comédienne était entourée de son époux et de ses trois enfants. Parmi les quelque dizaines d'amis présents, figuraient le cinéaste Claude Lanzmann, l'ancien ministre Thierry Breton ainsi que Pierre Bergé, cofondateur de la maison de haute couture Yves Saint-Laurent.
Isabelle Huppert a présidé le dernier Festival de Cannes. Elle recevra un "Globe de cristal" lors du Festival international du film de Karlovy Vary, en République tchèque, qui se tiendra du 3 au 11 juillet.

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«Maintenant, ce sera les CRS ou les papiers»

Evacués de force mercredi de la Bourse du travail à Paris par la CGT qui voulait récupérer ses locaux, 200 travailleurs en situation irrégulière campent sur le trottoir.

CORDÉLIA BONAL

Jeudi devant la Bourse du travail, dans le IIIe arrondissement à Paris.

Jeudi devant la Bourse du travail, dans le IIIe arrondissement à Paris. (CB)

Un semblant de calme est revenu autour de la Bourse du travail ce jeudi à Paris, après la violente évacuation la veille des occupants par le service d'ordre de la CGT. Les sans-papiers délogés, au nombre de 200 environ, ont passé la nuit sur le bout de trottoir où ils ont échoué avec matelas et couvertures, et ne comptent pas en bouger pour le moment.

Ce matin, personne n'est parti travailler, tous s'en tiennent au mot d'odre: ne pas bouger tant que les demandes de régularisations déposées par le collectif (750 dossiers déposés à ce jour à la préfecture, 1200 au ministère) n'avanceront pas. En attendant, on s'organise, sous l'œil de quelques policiers. Des chaises, réchauds, radios ont rejoints le fatras de sacs et matelas. Voisins et associations passent discuter, dire leur colère, distribuer pain et bouteilles d'eau. Sur le trottoir d'en face, quelques cafetiers ouvrent l'accès à leurs toilettes.

Travailleurs isolés en situation irrégulière, originaires d'Afrique pour la grande majorité, les occupants avaient investi il y a 14 mois la Bourse du travail, bâtiment appartenant à la ville de Paris mais géré par plusieurs syndicats, dont la CGT.  L'occupation avait été décidée après le refus par la préfecture de police de Paris de recevoir 1.000 dossiers que le collectif, la CSP 75 (coordination de sans-papiers) voulait voir traiter, la préfecture renvoyant vers la CGT.

«Bandits»

«On est en France depuis des années, on travaille, on cotise, nos grands-parents se sont battus pour la France», énumère Keita, intérimaire dans le bâtiment grâce à de faux papiers, comme beaucoup ici. «Alors on ne bougera pas de ce trottoir. Maintenant, ce sera les CRS ou les papiers.»

Depuis hier, les deux accès au bâtiment sont bloqués: grilles baissées côté boulevard, porte close côté rue, qui s'ouvre de temps à autre pour laisser passer une poignée de responsables syndicaux venus reprendre possession des locaux. Entre le collectif de sans-papiers et les membres de la CGT, on évite soigneusement tout contact.

«La CGT ? C'est des bandits!», s'insurge Keita. Même colère chez Anzoumane Sissoko, délégué du collectif, la CSP 75: «Nous ne voulons plus avoir affaire à eux. Après ce qu'ils nous ont fait hier, venir comme ça nous taper et nous asperger de gaz lacrymogène, ça suffit comme ça.» Au lendemain de l'évacuation, Sissoko compte les absents: «six blessés» et «quatre interpellés». Chiffres qui n'ont pas été confirmés ce jeudi par la préfecture.

«Violence injustifiable»

Après l'épisode violent de la veille, associations et partis ont condamné, plus ou moins fermement, la décision de la CGT, syndicat qui se pose par ailleurs régulièrement en intermédiaire pour le dépôt de dossiers de régularisations de travailleurs. Pour France Terre d'asile, «la CGT, avec cette intervention, qu’elle l’ait souhaité ou non, indique clairement qu’elle change de logiciel en se recentrant sur sa "clientèle" habituelle. Nous devons veiller collectivement (...) à ne pas laisser la division et le rejet de l’autre se propager».

Le Conseil représentatif des associations noires de France (Cran) «dénonce la brutalité de la CGT et demande au gouvernement des actions concrètes pour faciliter une sortie de crise de manière plus humaine», tandis que les Verts s'élèvent contre une «violence injustifiable».

Droit au logement, qui s'était «désolidarisé de l'occupation de la Bourse par les sans papiers motivée par des considérations peu crédibles», dénonce néanmoins la méthode, «expéditive».

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Isabelle Huppert : «A Cannes, je n’ai pas été dictatoriale»

Pékin (Chine) DE NOTRE CORRESPONDANT


Propos recueillis par Richard Arzt | 19.06.2009, 07h00
 

L’exposition « Isabelle Huppert, la femme au portrait », que plus de 450 000 visiteurs ont déjà pu voir dans différentes capitales, est actuellement à Pékin, au Centre Ullens pour l’art contemporain (Ucca). Cent vingt portraits de l’actrice pris au fil des ans par les plus grands photographes. L’occasion pour la présidente sortante du Festival de Cannes d’établir un contact d’une semaine avec la Chine.

Avec cette exposition, vous venez à la rencontre du public chinois ?
Isabelle Huppert. Je l’espère. Les Chinois qui s’intéressent au cinéma sont tellement cinéphiles, avides de tout connaître, qu’ils sont au courant de tout, même des films qu’ils sont censés ne pas avoir vus ! En fait, ils les voient : ils ont différents moyens pour ça. Ils connaissent les metteurs en scène, les acteurs. Je ne dis pas que cela s’étend à la Chine profonde.

Le Festival de Cannes reste-t-il un bon souvenir pour vous ?

C’est un souvenir extraordinaire !

On a pourtant entendu dire que l’ambiance avait été très tendue…
C’est ce qu’on appelle une rumeur. Je n’avais jamais été aussi proche d’un pareil phénomène. Dans un premier temps, ça m’a agacée bien sûr. Ensuite, ça m’a beaucoup intéressée de voir comment des informations aussi fausses et aberrantes pouvaient circuler si vite et avec autant de détails entièrement faux. Mais, au final, je n’ai pas d’explication. Tout le monde s’est engouffré dans cette rumeur.

James Gray et Asia Argento, par exemple, ne se sont pas affrontés à vous ?
Demandez-le à James Gray et à Asia Argento et vous verrez leurs réactions. Franchement, c’est lamentable. Il n’y a eu aucun conflit. La plus grande harmonie a régné au sein de ce jury.

Vous n’avez pas été une présidente dictatoriale ?
Non, je n’ai pas été dictatoriale. La Palme d’or a été attribuée à la quasi-unanimité : 7 voix sur 9. C’est assez parlant, non ? Ce qui compte, c’est la qualité des films, le souvenir qu’on en garde, le plaisir que le jury a eu à faire partie de cette aventure. Le reste est anecdotique.

Un film chinois, « Nuits d’ivresse printanière » de Lou Ye, a obtenu le prix du meilleur scénario. Ce film évoque l’homosexualité, et il est censuré en Chine…
Ce n’est pas non plus pour ça qu’il a reçu un prix. Je pense qu’il a intéressé le jury parce que c’est une photographie très réaliste d’une certaine jeunesse chinoise. C’est un film qui parle de la vie quotidienne, des relations amoureuses, du rapport au travail. Ça rend la Chine très proche. Très universelle.

Avez-vous l’impression qu’au-delà de la censure, le cinéma chinois est en train de prendre son essor ?
Oui. Les conditions de tournages restent très difficiles pour les cinéastes chinois. Mais quand leurs films sont présents dans des festivals internationaux, ils sont reconnus. Le cinéma chinois, rien ne peut l’arrêter.

On peut imaginer que des acteurs français tournent dans des films chinois ?
Il y en a déjà qui tournent dans des films hongkongais ou taïwanais. Mais moi, j’adorerais jouer dans un film ici, en Chine…

Super crevure, (ou laval et moi),

 Bockel appelle la gauche à voter UMP

AFP
03/06/2009 | Mise à jour : 20:01
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Le secrétaire d'Etat à la Défense et aux anciens combattants, Jean-Marie Bockel, a lancé un appel aujourd'hui à Mulhouse aux électeurs de gauche à voter pour les listes de la majorité.

"Je me sens d'autant plus à l'aise pour dire cela, pour appeler les femmes et les hommes de gauche de notre pays à voter pour les listes de la majorité que je sais qu'à Strasbourg ces idées sont entendues", a dit le maire ex-PS de Mulhouse, dans un discours prononcé au titre de ses fonctions de président de son jeune parti La Gauche moderne.

Ces idées "rencontrent le soutien des femmes et des hommes de gauche européens, qui savent où ils habitent, qui ne confondent pas l'intérêt du pays, l'intérêt de nos concitoyens et des européens, et une campagne de dénigrement sans fin du président de la République", a-t-il ajouté.

M. Bockel a fustigé "le Parti socialiste et ses dirigeants, qui ne savent plus où ils en sont, ni où ils vont, ni où ils mèneraient les Français s'ils étaient aux responsabilités".

Il a également décoché des critiques à l'égard de François Bayrou "qui s'évertue à vouloir faire de cette élection une répétition de 2012, jusqu'à en oublier l'Europe elle-même".
"L'Europe est un sujet trop grave, une ambition trop noble pour être exploitée, par les uns à des fins personnelles et par les autres comme un outil de revanche qui, aujourd'hui, n'a ni lieu, ni raison d'être".

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Chers Rédacteurs, Chers Amis, Ce mail que nous adresse la Rédaction (9 rédacteurs sur 12) n’est pas le premier que je reçois, depuis quelques jours. Il donne le sentiment d’une campagne orchestrée dont le message unique consiste à dire : les Cahiers du cinéma sont en vente, Le Monde a pris sa décision, mais rien n’est grave car nous avons une solution miracle, d’autant plus miraculeuse qu’elle est hautement légitime : celle portée par Emmanuel Burdeau, rédacteur en chef des Cahiers du cinéma et par Thierry Lounas.

Je me dois de réagir et de donner mon avis, en tant qu’ancien des Cahiers, et en tant qu’Ami des Cahiers. Mais aussi parce que je suis celui qui, il y a dix ans, avait négocié la cession de la majorité des parts des Éditions de l’Étoile au groupe Le Monde.
Ces dix années, entre parenthèses, passées sous le contrôle du groupe Le Monde, ont été des années calmes pour les Cahiers du cinéma. Les dirigeants du groupe Le Monde ont foutu une paix royale à la Rédaction, permettant à la revue de vivre sa vie de manière indépendante et libre. Il est utile de le rappeler.

Sauf que la gestion des Cahiers du cinéma par le groupe Le Monde s’est avérée largement déficitaire, année après année. Depuis le début des années 70, la vie économique et matérielle des Cahiers du cinéma a toujours été tendue, difficile. En tant qu’ancien gérant, je peux en témoigner. C’est une vérité historique:  les Cahiers ont toujours été déficitaires. Mais jamais dans les proportions que nous connaissons aujourd’hui.

Ce lourd déficit structurel (qui sera sans doute évalué à son juste prix dans le dossier de reprise économique élaboré par Le Monde) pose évidemment problème pour quiconque se prétend candidat à la reprise des Éditions de l’Étoile.
Cette question économique est au centre de nos discussions et débats au sein de la société des “Amis des Cahiers du cinéma”, dont le rôle symbolique consiste à veiller à la survie (économique et morale) de la revue.
Elle est à mon sens l’enjeu crucial, vital, qui détermine la poursuite des activités de la structure éditoriale des Cahiers du cinéma.

Ce débat a du mal à être posé. Car, depuis un mois, nous assistons à une sorte de prise d’otage, à un putsch déguisé ou inavoué qui prend la forme d’une pétition de principe : la Rédaction en chef est candidate à la reprise, elle est non seulement porteuse d’un projet rédactionnel, mais également d’un projet économique viable permettant aux Éditions de l’Étoile de survivre. En dehors de cette solution, point de salut.

J’affirme qu’il y a danger. Ce danger consiste à fermer la porte à tout autre candidature crédible sur le plan économique, du moment que, comme un seul homme, par voie de pétition et de déclaration unanime, la Rédaction + le Conseil éditorial + tout ce que Paris et le monde compte de cinéastes amis et de personnalités, s’en remettent à la solution unique préconisée par Emmanuel Burdeau et Thierry Lounas.

Il est de mon devoir (pardon d’être solennel !) de dire qu’il est capital de laisser toutes les solutions de reprises s’exprimer, et de réfléchir ensemble à celle qui nous paraîtrait la meilleure pour garantir les intérêts spécifiques des Éditions de l’Étoile. Choisir c’est éliminer. Mais si le choix est déjà fait, alors le risque est de décourager d’éventuelles bonnes volontés. Vouloir à tout prix court-circuiter ce moment du choix, en imposant sur la place publique la “solution unique”, me paraît dangereux et absurde.

Je me permets de penser qu’il existe peut-être une solution idéale pour la reprise des Cahiers du cinéma, qui n’exclurait en rien la Rédaction actuelle des Cahiers du cinéma, mais qui composerait avec elle dans le but de définir un projet journalistique et critique permettant à la revue de se renouveler et de viser à l’équilibre.
Il me paraît nécessaire de le redire, en ajoutant ceci pour que les choses soient claires : je ne “roule” pour personne, je n’ai pas d’intérêt personnel dans tout cela, excepté mon attachement à une revue où j’ai passé tant d’années.

Amicalement vôtre,
Serge Toubiana
"

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A Cannes, un an après "Entre les murs", le 7e Art français se porte bien

L'actrice Charlotte Gainsbourg a reçu le Prix d'interprétation avec le dérangeant "Antichrist", du Danois Lars von Trier. (© AFP Anne-Christine Poujoulat)

CANNES (AFP) - Avec les trois prix cannois remportés par Charlotte Gainsbourg, Alain Resnais et Jacques Audiard, un an après la Palme d'or à "Entre les murs", le 7e Art français jouit d'une belle reconnaissance artistique, qui s'ajoute à une fréquentation et une production soutenues.

Si la Palme était autrichienne, les Français ont fait la fête dimanche soir.

Alain Resnais, 87 ans début juin, a reçu un Prix spécial saluant un demi-siècle de créativité de ce vétéran de la Nouvelle vague, qui avait fait sensation avec le novateur "Hiroshima mon amour" sur la Croisette en 1959.

De son côté l'actrice Charlotte Gainsbourg a reçu le Prix d'interprétation avec le dérangeant "Antichrist", du Danois Lars von Trier.

Grand favori des critiques, Jacques Audiard est reparti avec le Grand prix pour "Un prophète". Il a souhaité que ce prix permette de faire "bouger les lignes" en faveur d'une nouvelle génération d'acteurs. "J'ai envie de fabriquer de nouvelles icônes!" a déclaré Audiard, dont le film a fait découvrir le prometteur Tahar Rahim, 27 ans.

Dans le reste de la sélection, la jeune Mia Hansen-Love a remporté un Prix spécial Un Certain Regard, avec "Le père de mes enfants", ex-aequo avec l'Iranien Bahman Ghobadi.

Et à la Semaine de la critique, sélection parallèle du festival, "Adieu Gary" de Nassim Amaouche a remporté le Grand Prix dès vendredi soir.

Au delà des palmarès, les Français étaient nombreux dans cette édition: l'actrice Mélanie Laurent, héroïne d'"Inglourious basterds" de l'Américain Quentin Tarantino, le rocker Johnny Hallyday, tueur à gages dans "Vengeance" du Hongkongais Johnnie To, ou le footballeur Eric Cantona chez le Britannique Ken Loach. Quant au casting de "Visage" du Taïwanais Tsai Ming-liang, co-produit par le musée du Louvre, il réunissait Laetitia Casta, Jean-Pierre Léaud et Fanny Ardant.

En outre, nombre des films en sélection ont fait appel à des producteurs et des techniciens français, dont les directeurs de la photo Eric Gautier ("Taking Woodstock" du Taïwanais Ang Lee), Jean-Claude Larrieu ("Carte des bruits de Tokyo" de l'Espagnole Isabel Coixet) ou Marc-André Batigne ("The time that remains" du Palestinien Elia Suleiman, monté par Véronique Lange).

Cette vitalité transparaît plus généralement dans les chiffres de la production cinématographique, où l'an dernier les investissements ont progressé de 24% pour atteindre près de 1,5 milliard d'euros.

Côté fréquentation aussi les curseurs sont au vert. Les salles de cinéma ont engrangé 189,7 millions d'entrées en 2008 (+6,7% sur un an), la production hexagonale s'octroyant 45,2% du marché soit 86,14 M d'entrées, un record depuis 25 ans.

Car les Français sont les plus gros consommateurs de cinéma d'Europe, avec 3,2 entrées en moyenne par habitant et par an contre 2,7 pour les Britanniques ou 2,4 pour les Espagnols.

Et le 7e Art français s'exporte mieux, enregistrant presque autant d'entrées à l'étranger que sur le territoire national, avec des films majoritairement en français (84,5%). Mais ce sont des productions en anglais telles que "Babylon A.D.", "Taken" et "Le Transporteur 3" qui récoltent les plus gros succès au box-office à l'étranger.

Toutefois, la crise qui touche les principaux bailleurs de fonds du cinéma, les chaînes de télévision dont les recettes publicitaires fondent, pourrait affecter la production et les ventes à l'étranger en 2009 et 2010.

C'est ce qu'a rappelé la directrice générale du CNC Véronique Cayla ces derniers jours, estimant la période actuelle pleine "d'incertitudes".

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Claude Allègre se verrait bien ministre de Sarkozy
LEMONDE.FR avec AFP | 09.05.09 | 15h44


72 ans, Claude Allègre se verrait bien de nouveau au gouvernement. L'ancien ministre socialiste a indiqué, dans une interview publiée samedi 9 mai dans Le Journal du dimanche, qu'il ne dirait pas non si Nicolas Sarkozy lui proposait un ministère.

"Si je redeviens ministre, ce sera dans un domaine précis. Un Miti français [ministère du commerce international et de l'industrie au Japon], c'est le genre de chose qui m'intéresse et qui intéresse le président de la République", a déclaré. "Mais je ne serai jamais plus ministre de l'éducation nationale ! C'est un poste difficile, peut-être le plus dur. J'ai eu des manifs contre moi (...) Ministre, c'est passionnant et difficile à la fois. Chaque fois que vous avez une idée, votre administration vous dit que ce n'est pas possible !", a ajouté celui a occupé ce ministère entre 1997 et 2000, sous Lionel Jospin. Depuis janvier 2008, Claude Allègre n'a plus de carte du PS.

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Hésitant, Kouchner votera finalement UMP le 7 juin

Samuel Potier (lefigaro.fr)
11/05/2009 | Mise à jour : 14:45
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Le ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner. (Sébastien Soriano / Le Figaro)
Le ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner. (Sébastien Soriano / Le Figaro)

Le ministre des Affaires étrangères avait d'abord avoué samedi ne pas savoir quelle liste soutenir aux européennes. Alors que le PS se moquait d'«un concessionnaire qui hésiterait à vous accompagner dans la voiture qu'il vous vend», Kouchner a tranché lundi : il votera pour Michel Barnier.

Bernard Kouchner veut éteindre la polémique. Domicilié en Ile-de-France, il votera pour la tête de liste UMP de cette circonscription aux élections européennes du 7 juin. Le patron de la diplomatie française a confirmé ce choix dans un communiqué lundi, alors qu'il se rendait à New York pour une session ministérielle du Conseil de sécurité sur le Proche-Orient, avant un déplacement à Washington pour des entretiens sur l'Afghanistan et le Pakistan.

Ses oreilles avaient dû siffler dans l'avion, la polémique ayant enflé en France après qu'il a avoué ne pas savoir pour quelle liste il votera au scrutin européen du 7 juin. «J'attends de voir les programmes !», avait en effet répondu l'intéressé dans Le Parisien de samedi.

Elus de droite et de gauche n'avaient eux pas attendu pour soutenir ou brocarder Bernard Kouchner. Ce sont d'abord les ex-camarades socialistes du ministre des Affaires étrangères qui ironisent sur «un concessionnaire qui hésiterait à vous accompagner dans la voiture qu'il vous vend». Selon l'eurodéputé Harlem Désir, tête de liste PS en Ile-de-France aux Européennes , le «doute» qu'il exprime est «un cinglant désaveu pour la politique européenne de Nicolas Sarkozy et de l'UMP». «C'est assez emblématique de voir que le ministre des Affaires étrangères, qui doit avoir quand même un droit de regard sur la politique européenne, n'a pas même envie de voter pour le programme de M. Barnier et de Mme Dati», a renchéri lundi le porte-parole du PS Benoît Hamon.

Lefebvre : «Les doutes de Kouchner, un cinglant désaveu du PS»

Réplique ferme et immédiate de son homologue de l'UMP, Frédéric Lefebvre : «Les doutes de Bernard Kouchner sont au contraire un cinglant désaveu du Parti socialiste de la part d'un homme qui n'a voté Sarkozy ni au premier ni au deuxième tour de l'élection présidentielle». Pour le secrétaire général de l'UMP, Xavier Bertrand, l'ancien socialiste, symbole de l'ouverture sarkozienne, «n'hésitera certainement pas» à accorder sa voix au parti majoritaire. Chose faite ce lundi donc.

«Je ne crois pas que le cœur de Bernard Kouchner balance», avait assuré quant à lui Michel Barnier, «puisqu'il a choisi depuis deux ans». «Je lui ai fait porter il y a près de trois jours le projet de la majorité présidentielle. Il retrouve beaucoup d'idées qui sont les siennes», a-t-il affirmé lundi sur Europe 1. «Je m'étonne qu'on s'étonne sur l'effet d'ouverture, c'est bien pour avoir des personnes qui pensent par elles-mêmes qui ne sont pas des béni-oui-oui», a enfin ajouté Xavier Darcos sur RTL. «On ne leur a pas demandé de se renier complètement».

A l'UMP, certains élus avaient mis en garde le patron du Quai d'Orsay. Alain Juppé avait par exemple estimé dimanche au Grand Jury RTL/Le Figaro/LCI que le ministre des Affaires étrangères devait voter UMP le 7 juin, compte tenu du principe fondamental» de «solidarité gouvernementale» qui incombe, selon lui, à chaque membre du gouvernement.

Soutien à Nicolas Sarkozy depuis deux ans

En route pour les Etats-Unis, Bernard Kouchner avait également publier lundi un premier communiqué dans lequel il rappellait son soutien à Nicolas Sarkozy depuis maintenant plus de deux ans, répondant ainsi indirectement à l'eurodéputé Daniel Cohn-Bendit, qui juge que Bernard Kouchner est «pris au piège» et «dit n'importe quoi sur ce genre de choses», rappelant qu'en 1994, le ministre avait voté pour la liste Tapie alors qu'il figurait sur celle de Rocard.

Le ministre des Affaires étrangères affirme au contraire que «les propositions» du gouvernement «naturellement (l')inspireront». Samedi il s'en était pris à ses «amis de la gauche» en regrettant «qu'ils n'aient pas de réflexe d'unité nationale et qu'ils profitent de chaque occasion pour affirmer qu'avec eux, ce serait obligatoirement mieux. C'est le jeu politique réduit à l'élémentaire, presque enfantin et cela me navre».

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La collection Marcel Carné vogue vers Paris

Marie-Noëlle Tranchant
11/05/2009 | Mise à jour : 10:56
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Les Enfants du paradis, avec Maria Casarès et Jean-Louis Barrault.
Les Enfants du paradis, avec Maria Casarès et Jean-Louis Barrault. Crédits photo : BOUTEILLER/SIPA

La Cinémathèque française vient d'acquérir le fonds d'archives du réalisateur des «Enfants du paradis», détenu par la French Library de Boston.

C'est un événement pour le patrimoine cinématographique : les archives de Marcel Carné, jusqu'ici détenues par la French Library de Boston, reviennent en France. La Cinémathèque française vient de faire l'acquisition de ce fonds particulièrement riche pour la période 1930-1970. Il comporte de nombreux originaux, scénarios, synopsis, affiches, photographies, matériel publicitaire, maquettes, dessins, correspondances. Parmi les pièces les plus remarquables, le manuscrit des Enfants du paradis et le découpage d'Hôtel du Nord.

Rapatrier cet ensemble de documents du plus haut intérêt sur l'œuvre du grand cinéaste était le premier objectif du Cercle de la Cinémathèque française, créé en octobre 2008 et coprésidé par Fanny Ardant et Costa-Gavras. «C'est une structure informelle que nous avons mise en place dans le but de trouver des mécénats pour enrichir nos collections et financer des restaurations de films», explique Serge Toubiana, directeur de la Cinémathèque française. Elle s'est révélée très efficace pour cette première opération d'envergure.

De véritables trésors

«C'est le producteur Antoine de Clermont-Tonnerre (devenu depuis président d'Unifrance, NDLR) qui nous a alertés, raconte Serge Toubiana. Lui-même avait appris l'existence de ce dépôt par Arnaud de Vitry, qui avait aidé Carné, et qui compte parmi nos mécènes. Carné avait donné, ou peut-être vendu car il était pauvre, ses archives et celles de Roland Lesaffre à la French Library de Boston. Mais ce fonds n'était pas consultable. Il dormait dans un coin et les Américains n'y attachaient pas grande importance.»

Dépêché à Boston pour aller l'explorer, Laurent Mannoni, historien du cinéma, y a trouvé des trésors qui complètent les archives déjà considérables de la Cinémathèque française sur le trio Carné, Prévert, Trauner.

«La French Library en demandait une somme élevée : 400 000 dollars, dit Serge Toubiana. Grâce à la mobilisation des pouvoirs publics et de mécènes privés, l'affaire a pu se conclure en quelques mois. Le ministère de la Culture a débloqué 100 000 €, apportés par la Direction des musées. La Ville de Paris a également contribué au financement, ainsi que la Fondation Pierre Bergé-Yves Saint Laurent, et des personnalités comme Jean-Pierre Jeunet, Jérôme et Nicolas Seydoux.»

Pour l'heure, les précieuses pièces de la collection Marcel Carné voguent sur l'Atlantique. Elles seront accueillies en juin à la Cinémathèque, après une traversée d'un mois et demi.

Là, elles deviendront accessibles aux étudiants et aux chercheurs, et au grand public à travers des expositions et des publications. L'acquisition de la collection Marcel Carné de Boston permet de «constituer un panorama quasi complet sur la carrière de ce cinéaste populaire et internationalement reconnu». On sait que Les Enfants du paradis figure régulièrement en bonne place sur la liste des chefs-d'œuvre mondiaux du cinéma.