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Affaire de l’accident de scooter: Jean Sarkozy est relaxé

Jean Sarkozy, soupçonné d'avoir provoqué un accident à scooter, vient d’être relaxé. L’automobiliste, partie civile dans le procès, a dû verser 2000 euros pour «procédure abusive».

9 Réactions

Jean Sarkozy, fils du Président de la République (Reuters).

Jean Sarkozy, fils du Président de la République (Reuters). (REUTERS)

Accusé d'avoir percuté un automobiliste alors qu'il roulait à scooter, le fils cadet du président de la République et conseiller général des Hauts-de-Seine (UMP), Jean Sarkozy, a été relaxé ce lundi par le tribunal correctionnel de Paris.

Les magistrats ont déclaré «Jean Sarkozy non coupable des faits qui lui sont reprochés» et condamné l’automobiliste, partie civile dans le procès, à lui verser 2.000 euros pour «procédure abusive».

Depuis trois ans, M’Hamed Bellouti, 37 ans, accuse Jean Sarkozy d’avoir percuté l’arrière de sa BMW avec son scooter le 14 octobre 2005, place de la Concorde à Paris, puis d’avoir pris la fuite.

Lors de l’audience du 25 juin, M’Hamed Bellouti et son passager avaient raconté avoir relevé le numéro du deux-roues à l’aide d’un téléphone portable, tout en reconnaissant ne pas avoir été en mesure de reconnaître son conducteur, «un jeune», «imberbe», coiffé d’un casque.

Après plusieurs tentatives vaines de son assureur pour obtenir de la partie fautive le paiement des réparations, l’automobiliste avait finalement décidé de porter plainte, en février 2006. C’est seulement alors qu’il aurait découvert l’identité du propriétaire du scooter.

Deux expertises et un procès plus tard, la justice a finalement donné raison à Jean Sarkozy. Les deux expertises concluaient qu’au vu des dégâts constatés sur les deux véhicules, le choc n’avait pu avoir lieu, du moins tel que décrit par l’automobiliste.

Source AFP

chauvinisme minable et anti-américanisme primaire,

Les Ch'tis ne devraient pas battre "Titanic"
LE MONDE | 03.07.08 | 16h40 • Mis à jour le 03.07.08 | 16h40

'est une cause nationale depuis quelques jours, si l'on en croit la ministre de la culture, Christine Albanel : que le film de Dany Boon, Bienvenue chez les Ch'tis, dépasse en audience le Titanic de James Cameron (1998), lequel détient le record historique de fréquentation en France avec 20,7 millions de spectateurs.

Le 26 juin, dans les locaux du ministère de la culture, Christine Albanel remettait à Dany Boon les insignes d'officier dans l'ordre des Arts et des Lettres, le jour des 42 ans du réalisateur. Elle en a profité pour évoquer le raz-de-marée "Ch'tis". "J'invite le public à se mobiliser pour dépasser le record !, a lancé la ministre. Vous avez ravivé l'amour des Français pour les salles obscures et rien que pour cela, cher Dany Boon, nous vous sommes infiniment reconnaissants."

Avec plus de 20 millions d'entrées juste avant l'été, Dany Boon et Pathé, producteur et distributeur d'un film sorti en salles le 27 février, pouvaient rêver. Mais la comédie nordiste avait déjà montré des signes d'essoufflement. Durant la semaine du mercredi 18 au mardi 24 juin, le film a totalisé "seulement" 15 748 entrées.

La perspective de la Fête du cinéma, du 29 juin au 1er juillet, avec des tickets d'entrée à prix réduit, a donné des idées à l'équipe de Pathé : du 25 juin au 2 juillet, le nombre de copies du film a été multiplié par deux, passant de 254 à 498, avec pour principale motivation de battre le record. Un peu partout en France, des salles de cinéma ont été sollicitées pour réintégrer Bienvenue chez les Ch'tis sur leurs écrans. Au détriment d'autres films, forcément. "Nous avons demandé un renvoi d'ascenseur pour toutes les recettes que le film a généré dans les salles", souligne Jean-Claude Bordes, de Pathé Distribution.

Las, les résultats n'ont pas été à la hauteur des attentes. Mardi 2 juillet au soir, après la Fête du cinéma, le compteur s'arrêtait au chiffre de 20 260 975 spectateurs. Presque 500 000 de moins que pour le film de Cameron. "Le retard semble assez difficile à rattraper", pronostique-t-on chez Ecran Total, qui réalise un box office du cinéma en France. Mais on ne pourra pas dire que tout n'a pas été tenté.

Les promoteurs des "Ch'tis" pensent déjà à l'avenir. Le film, qui cumulait 121 millions d'euros de recettes fin mai, va faire l'objet d'un remake italien, tandis qu'une version américaine serait coproduite et interprétée par Bruce Willis.

Clarisse Fabre
Article paru dans l'édition du 04.07.08

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Société
A l'audience, Jean Sarkozy prétend ne pas avoir eu d'accident en scooter
Archive (Reuters)
Le fils cadet du président de la République, costume gris et cravate bleue, a de nouveau contesté avoir percuté un automobiliste avec son scooter.
AFP
LIBERATION.FR : mercredi 25 juin 2008
L'automobiliste qui accuse Jean Sarkozy de l'avoir percuté avec son scooter a contesté mercredi, devant le tribunal correctionnel de Paris, l'expertise diligentée par la justice, qui conclut à l'impossibilité de l'accident. D'après l'automobiliste, M'Hamed Bellouti, l'accrochage aurait eu lieu le 14 octobre 2005, place de la Concorde à Paris. Jean Sarkozy aurait percuté à scooter l'arrière de sa BMW, avant de prendre la fuite.
M. Bellouti, 37 ans, et son passager ont réaffirmé mercredi avoir relevé le numéro du deux-roues. Ils ont toutefois reconnu ne pas être en mesure de reconnaître le conducteur du scooter, "un jeune", "imberbe", alors coiffé d'un casque. Après plusieurs tentatives vaines de son assureur pour obtenir de la partie fautive le paiement des réparations, M. Bellouti avait finalement décidé de porter plainte en février 2006. C'est seulement alors qu'il aurait découvert l'identité du propriétaire du scooter.

Son père, propriétaire de la BMW et partie civile au procès, réclame 260,13 euros pour les frais de réparation de la voiture et 4.000 euros de dommages et intérêts.

Mercredi, le fils cadet du président de la République, costume gris et cravate bleue, a de nouveau contesté les faits. "Je n'ai à aucun moment été impliqué dans un accident de circulation", a assuré le jeune homme de 21 ans, affirmant ne "pas avoir l'habitude de (se) cacher ou de (se) dérober". A 16H30, heure des faits, "j'étais vraisemblablement en train de suivre mes cours", a-t-il assuré aux magistrats de la 10e chambre.

Mais les débats de mercredi ont tourné pour l'essentiel autour de l'expertise judiciaire réclamée par le tribunal le 4 décembre, lors d'une première audience. Cette expertise, réalisée par un expert indépendant désigné par le tribunal, parvient quasiment aux mêmes conclusions que celle produite le 4 décembre par l'avocat du prévenu. Toutes deux affirment, au vu des dégâts constatés sur les deux véhicules, que le choc n'a pu avoir lieu, du moins tel que décrit par l'automobiliste.

Après avoir déploré qu'un banal accident de la circulation ait pris de telles proportions, les avocats de M. Bellouti, Mes Christophe Launay et Philippe Lejard, ont regretté le dépôt "hors délai" de cette expertise, mais surtout son caractère "non-contradictoire". "On parle d'une expertise contradictoire, mais l'expert ne m'a jamais laissé l'occasion" de préciser les circonstances de l'accident, a confirmé à la barre M. Bellouti qui, pas plus que Jean Sarkozy, n'a été entendu par l'expert Michel Gilabert. Dénonçant "une atteinte aux droits de la défense", les deux avocats ont demandé au tribunal "de prononcer la nullité de ce rapport" et de diligenter une nouvelle expertise.

Rejetant ces griefs, Me Herzog a pour sa part tenté, documents à l'appui, de démontrer que l'expertise avait été menée normalement et que M. Gilabert avait réalisé "tous les souhaits et desiderata de la partie civile". L'avocat a également relevé le fait qu'entre l'accident d'octobre 2005 et la plainte de février 2006, M. Bellouti avait subi un deuxième accident, "qui concerne également le pare-choc arrière-gauche". Difficile donc, selon lui, de déterminer les dégâts imputables au premier et au second accident. S'appuyant sur l'expertise "dénuée de toute ambiguïté" de M. Gilabert, "remarquable dans sa clarté et dans sa concision", le procureur de la République, Jean-Marc Coquentin, a quant à lui requis la relaxe du prévenu. Le tribunal rendra sa décision le 29 septembre.


http://www.liberation.fr/actualite/societe/334796.FR.php
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Culture
Madame Sans-Gêne va jouer à la châtelaine
Isabelle Lemesle, nommée à la direction du Centre des monuments nationaux. (DR)
Nommée à la direction du Centre des monuments nationaux, Isabelle Lemesle est surtout réputée pour sa gestion calamiteuse du musée du quai Branly et un comportement baroque.
VINCENT NOCE
QUOTIDIEN : mercredi 25 juin 2008

Le Mont Saint-Michel célèbre son 1300e anniversaire, la Bretagne crachine, la ministre passe en coup de vent. Dans un brouhaha moqueur, une dame au cheveu court se débat avec une sono défectueuse. Le cénacle bruisse, c’est qui ? c’est qui ? Eh bien, c’est Isabelle Lemesle, la nouvelle présidente du Centre des monuments nationaux. Une nomination passée en catimini d’une inconnue du monde culturel. Le Centre est pourtant une institution importante, qui emploie 1500 personnes et gère une centaine de cathédrales, châteaux ou monuments comme l’abbaye du Mont, le Panthéon ou l’Arc de Triomphe. Une institution appelée à affronter une mutation importante avec la décentralisation. A 46 ans, Isabelle Lemesle a remplacé Christophe Vallet, dont l’action a été saluée unanimement. Il a su redonner confiance à un «organisme déboussolé», selon l’expression d’un rapport sénatorial. En 2002, son prédécesseur, issu du cabinet de Jack Lang, avait dû démissionner après les révélations de Libération sur sa gestion arbitraire.

«Vulgarité». Née dans l’ombre de Chirac à la ville de Paris, la carrière d’Isabelle Lemesle se résume au chantier du quai Branly, qu’elle a dirigé cinq ans. Jusqu’à ce que, de guerre lasse, le président de l’établissement obtienne, en 2003, sa «promotion»au Conseil d’Etat.

Le quai Branly, un chantier pharaonique qui a englouti 290 millions d’euros. Mais aussi une des pires dérives pointées dans un récent rapport de la Cour des comptes. Ouvert en 2006, le musée est désormais en vitesse de croisière. Mais il lui faut encore surmonter les aléas d’une naissance au forceps, dont il porte les stigmates dans une muséographie calamiteuse. Un retard de trente mois dans l’ouverture, un dépassement de 40 % du budget : la Cour cite «l’absence de fiabilité dans l’évaluation» des programmes ou encore le manque de maîtrise des «montages juridiques».Isabelle Lemesle avait été missionnée alors que le projet était attaqué de toutes parts. Vue comme l’œil de l’Elysée dans la place, elle a pris la tête d’une citadelle assiégée. A l’intérieur, l’atmosphère était devenue explosive. Une pétition a fini par circuler accusant d’«incompétence, vulgarité et comportement névrotique» une direction contestée. Dans sa lettre de démission, un conservateur, a ainsi dénoncé une «logique infernale d’enfermement» transformant le projet «en machine de guerre contre les scientifiques». Le fait est : ils sont partis l’un après l’autre, amputant le musée de son volet culturel. Et laissant l’enveloppe (l’architecture) tout envahir. Le concepteur du musée, Jacques Kerchache, lui-même n’en supportait plus la direction. Sa mort, en 2001, laissa un vide. Les tensions gauche-droite aidant, le quai Branly était parti pour errer comme un grand vaisseau ivre.

Bouffonnerie. Dans lequel se promenait un chien. Car, c’est une particularité d’Isabelle Lemesle, elle ne se séparait jamais de son labrador. Gras comme un cochon, cette brave bête,du nom de Heurtebise, se baladait partout, les secrétaires étant éventuellement appelées à le garder ou le promener au besoin. Sa propriétaire clamait à la cantonade : «Les gens qui n’aiment pas les animaux ne m’intéressent pas.» Très Madame Sans-Gêne, elle s’est présentée avec son compagnon à une émission de Mireille Dumas, expliquant les soucis que sa présence dans le lit pouvait causer aux amants de passage. Cette bouffonnerie a atteint son apogée quand la patronne a invité par mail le personnel à se présenter chez elle au dixième anniversaire de son chien. «C’était à mon domicile, où je fais ce que je veux», a-t-elle rétorqué à Libération. Quelques semaines plus tôt, des employés avaient essuyé sa furie parce qu’ils avaient tenu un pot dans les couloirs…

A son départ, elle nous disait néanmoins sa «conviction» d’avoir empli sa mission «avec rigueur et en conscience». Nobles exigences qui ne l’ont pas empêché de rendre de menus services… Comme de proposer obligeamment à Bernadette Chirac de faire dresser par ses propres services un plan destiné au chantier de la Maison des adolescents. Un de ses très proches amis, Me Yvon Gouttal, fut aussi employé comme conseiller juridique et avocat par l’établissement. Et quand il installa ses bureaux avenue Ledru-Rollin, il fut demandé aux services du musée de constituer un dossier de réhabilitation des locaux, avec un plan d’architecte. Le président du musée, Stéphane Martin, n’a pas contesté les faits, jugeant simplement que l’assistance à la Maison des adolescents lui semblait normale. Et, pour la complaisance montrée envers l’ami de Lemesle, il n’avait «pas été mis au courant». L’avocat, lui, s’est simplement défendu d’avoir «sollicité» ce service rendu par une administration.

Candide. Une fois de plus, en écartant par surcroît un gestionnaire efficace, l’exécutif prend le risque de donner une image détestable à la pratique des nominations dans la Culture. Le candidat Sarkozy avait pourtant juré de soumettre les nominations à la «transparence» et la «compétence». En l’occurrence, Isabelle Lemesle aurait eu du mal à affronter une mise en concurrence, sur dossier : elle avoue candidement à ses interlocuteurs qu’elle ne connaît pas grand-chose au patrimoine. Et quand la presse l’interroge sur sa vision, elle fait répondre qu’il faudra attendre septembre qu’elle se documente. On aurait pu penser que l’affaire de la villa Médicis allait servir de jurisprudence. En réalité, à moindre bruit, l’exécutif ne se gêne pas pour marcher sur les traces de la vieille Chiraquie.


http://www.liberation.fr/culture/334587.FR.php
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Agnès b., cinéaste
LE MONDE | 23.05.08 | 12h43

'est en lisant, il y a une quinzaine d'années, un fait divers – un prévenu qui se suicide en s'enfonçant un coupe-papier dans le cœur dans le bureau d'un juge d'instruction, Quai des Orfèvres à Paris – qu'Agnès b. a eu envie d'écrire un scénario. Sur la culpabilité, l'inceste, la peur enfouie dans le cœur d'une enfant. "J'ai écrit l'histoire d'une traite, en deux jours, sur un petit bloc Rhodia. Le français, c'était ma "bonne matière" à l'école", dit-elle. Cela donnera Je m'appelle Hmmm..., son premier long métrage, qui devrait être tourné en mars 2009. Avec deux acteurs qu'elle chérit, Sylvie Testud et Jacques Bonnaffé.

"C'est un handicap d'être styliste de mode quand on veut faire un film. C'était déjà la même chose quand j'ai lancé une galerie d'art. Comme au début du siècle dernier, on n'invitait pas les actrices à sa table", s'amuse-t-elle. Agnès b., qui est redevenue Agnès Troublé – son nom de jeune fille – pour signer ce film, connaît bien caméras et cinéma. Elle a longtemps filmé ses collections en guise de défilé projeté sur grand écran. Et a créé une société de production, Love Streams Productions, en 1997. En s'en tenant à des choix esthétiques qui mêlent arts plastiques et cinéma, elle y produit des films de Gaspard Noé, du musicien et cinéaste F. G. Ossang, du photographe Emmanuel Bovet ou d'Harmony Korine, son partenaire dans le collectif pour une nouvelle génération d'artistes, O'Salvation, basé à Londres et à Nashville (Tennessee, Etats-Unis). Agnès b. distribue aussi l'œuvre cinématographique de Guy Debord dans le monde entier.

PETIT VERRE DE VODKA

Mécène de multiples causes humanitaires, écologiques ou artistiques, elle a longtemps donné, de manière discrète, un petit coup de pouce financier pour permettre à un film de voir le jour. Celle qui souhaite créer sa propre fondation de mécénat adopte désormais une politique un peu différente. Et cite volontiers le conseil que lui a donné Marin Karmitz quand elle s'est lancée dans la production : "Ne fais jamais de films avec ton argent." "Pour produire, on cherche des partenaires avec qui on ne parle pas que business, mais des gens qui défendent des projets courageux", explique-t-elle.

Pour son propre film ou pour celui de sa fille Ariane Michel – Les Hommes –, Agnès b. jugeait hors de propos de les financer à compte d'auteur. Avant de passer devant le jury du Centre national de la cinématographie pour obtenir les aides au développement de son scénario, elle confesse avoir pris un petit verre de vodka à midi pour se donner du cœur à l'ouvrage. "J'ai obtenu cette aide, ce qui m'a énormément encouragée."

Nicole Vulser

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Agnès B.

Productrice

Vous êtes à Cannes avec votre société Love Streams. Qui la dirige ?
Moi, en étroite collaboration avec Charles-Marie Anthonioz et François-Xavier Sanz. Nous sommes tous trois producteurs.

Quels sont vos projets ?
On souhaite produire les prochains F.J. Ossang et Eva Ionesco, et on devrait soutenir le prochain Patrice Chéreau. Il y a aussi le film que je vais réaliser, Je m’appelle hmm… Le tournage est prévu pour mars 2009. J’ai déjà fait les repérages. Jacques Bonnafé, Sylvie Testud et le philosophe italien Toni Negri, qui tient son propre rôle, font partie de l’aventure. Jonas Mekas et Harmony Korine, des amis très proches, tourneront deux scènes avec moi. Une autre sera tournée avec Gaspar Noé. Je trouvais intéressant, en tant que novice, de leur demander de bien vouloir mêler leur caméra à la mienne.

Ca fait longtemps que vous avec ce projet en tête ?
Ca fait 15 ans et je viens de le fignoler avec Jean-Pol Fargeau, le scénariste de Claire Denis, qui a écrit de nombreuses pièces. J’ai reçu l’aide à l’écriture du CNC, ce qui m’a vraiment encouragée, et nous cherchons de l’argent et des partenaires financiers.

Beaucoup d’acteurs à Cannes sont en contrat avec des marques qui les habillent…
On ne procède pas vraiment de cette manière : on prête ou on donne des vêtements, ça se sait ou pas. J’adore faire mon travail, le reste de nos activités, c’est plutôt le reste de ma vie. L’année dernière, j’avais fait un “western tuxedo” pour Jarmusch, je lui avais envoyé le dessin à New York. J’ai aussi fait deux costumes pour Gilles Jacob et Thierry Frémaux.

Propos recueillis par A.-L. B.

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Pour l’avenir des « Cahiers du cinéma »

Dans une tribune publiée par Libération le jeudi 24 avril, « Les Amis des Cahiers du cinéma » ont marqué leur attachement à la préservation de l'identité des Cahiers du cinéma, après l'annonce brutale de leur mise en vente par Le Monde. Comme l'ensemble de la presse, les Cahiers se trouvent aujourd'hui à un tournant de leur histoire. C'est un moment délicat, mais qui peut être porteur de promesse et de renouveau. Dans toutes leurs composantes, revue, éditions, photothèque, site Internet, les Editions de l’Etoile / Cahiers du cinéma doivent demeurer un acteur central de la vie culturelle française.
 
Nous partageons à cet égard une conviction : le meilleur moyen pour les Cahiers de garantir leur identité est de se tourner vers l'avenir. Ils doivent aujourd’hui être en mesure d'affronter de nouveaux enjeux critiques. Le cinéma, en effet, n'est plus le même qu'à l'heure de leur création. Autrefois dernier né des arts, il est aujourd'hui l’un des premiers. Il ne cesse de stimuler la littérature, l'art contemporain, la musique, la fiction télévisuelle, Internet... Sa diffusion ne se limite plus à la salle obscure : les films sont sur DVD, sur les sites web, dans les livres, au musée....
 
Autant dire que le cinéma nous concerne désormais tous au premier chef : artistes, philosophes, écrivains, cinéastes, critiques, acteurs, directeurs de festivals…

Les mutations de l’époque rendent les Cahiers plus indispensables que jamais, en réclamant l'invention d'un type d'intervention critique apte à répondre à la nouvelle place du cinéma dans le concert des arts et des images. Si le cinéma est désormais au centre, les Cahiers peuvent l'être également, puisqu'ils sont présents sur le papier et sur Internet, et que leur aura demeure un atout majeur. Seront-ils alors contraints d'oublier leur histoire ou de dévoyer leur identité ? Nullement. Ils garderont au contraire intactes la vigueur et la nécessité de leurs débuts, lorsqu'André Bazin et la jeune garde des futurs cinéastes de la Nouvelle Vague se tournèrent vers ce qu'il y a d'impur dans le cinéma ou lorsque, quelques années plus tard, la revue s'ouvrit aux sciences humaines et à la philosophie. C'est, à plus large échelle encore, un moment similaire que nous traversons aujourd'hui.
 
Emmanuel Burdeau et Thierry Lounas, respectivement rédacteur en chef et membre du comité de rédaction, ont fait part de leur volonté de relever ces défis en élaborant un nouveau projet éditorial et économique pour les Cahiers. Ce projet a la confiance de la rédaction et du conseil éditorial. Il entend assurer la pérennité de l'entreprise dans toutes ses composantes, tout en l'adaptant aux enjeux présents et futurs. Une telle décision nous semble à la fois naturelle et réjouissante. Elle ouvre la perspective de Cahiers renouvelés et fidèles à eux-mêmes.
 
Au nom de l'avenir des Cahiers du cinéma, nous assurons ce projet de notre soutien et de notre confiance.

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Pour une revue de plaisir et de combat »
PAR Christophe Kantcheff
jeudi 8 mai 2008

« Les Cahiers du cinéma » ont été mis en vente par le groupe Le Monde. Emmanuel Burdeau, leur rédacteur en chef, expose les grands axes du plan de reprise soutenu par la rédaction. Au cœur du projet : une vision qui ne dissocie pas la critique de l’économique.

Les Cahiers du cinéma comptent parmi les publications mises en vente par le Monde, dans le contexte de la crise actuelle traversée par le quotidien. Pour les lecteurs de cette revue à la riche histoire, et pour le cinéma lui-même, en particulier pour celui que l’on dit « d’auteur », ou, plus précisément, « de recherche », cette nouvelle a de quoi inquiéter. Car les Cahiers du cinéma sont l’un des lieux, de plus en plus rares dans les médias, où non seulement se maintient une forte activité critique, mais où la nécessité de cette activité est sans cesse pensée et réaffirmée. Or, la persistance d’un débat critique et d’une réflexion sur la critique elle-même est l’une des conditions pour que les spectateurs ne soient pas définitivement transformés en consommateurs, et l’une des voies de résistance contre l’uniformisation. D’où l’importance de la candidature à la reprise des Cahiers par son actuel rédacteur en chef, Emmanuel Burdeau, associé à l’un des rédacteurs de la revue, Thierry Lounas. Une candidature renforcée par le soutien que lui apportent la rédaction ainsi que le conseil éditorial.

La mise en vente des Cahiers du cinéma signifie qu’une menace pèse aujourd’hui sur le travail critique effectué par la revue. Quel bilan tirez-vous de celui-ci et quelle place occupe-t-il dans votre projet de reprise ?

Emmanuel Burdeau : Une menace pèse aujourd’hui sur la pensée critique en général. Mais il y a aussi des signes qui annoncent un redéploiement des énergies. La crise que traverse la presse, celle que traverse de son côté le cinéma – notamment d’auteur – obligent à dresser un double diagnostic, critique et économique. Inséparablement. Pour nous, tout est à repenser ensemble à l’intérieur d’une perspective « politique » globale : le cinéma n’est plus seulement en salle, et il n’est plus seulement dans les films. Ces dernières années, les Cahiers ont tenté quelques percées. Ils se sont passionnés pour le numérique, théoriquement et pratiquement. Ils ont observé les rapports entre le cinéma et Internet, les technologies domestiques… Ils ont accompagné la mutation des pratiques documentaires. Ils ont entamé une réflexion sur la diffusion des œuvres, l’avenir de la salle… Ils ont interrogé leur histoire, celle du discours critique. Ce ne sont que des prémices. Il faut maintenant que les Cahiers affirment des choix : qu’ils soient une revue de plaisir et de combat. Et il faut qu’ils élargissent franchement leur champ critique : Internet, fictions télévisuelles, littérature romanesque, art contemporain…

Votre candidature à la reprise est portée par la rédaction des Cahiers et par son conseil éditorial. Que signifient ces soutiens ?

Il y a plusieurs cercles aux Cahiers : les salariés, la rédaction, Les Amis des Cahiers du cinéma, société civile qui réunit des personnalités du cinéma et des proches de la revue. Tous sont d’égale importance. Aux Cahiers, on a coutume de dire qu’une revue, c’est d’abord quelques personnes qui se parlent. L’aventure a toujours été collective. Que notre projet soit porté par la rédaction est à la fois logique et capital. Dans la légende maison, on dit aussi qu’il faut avoir entre 20 et 35 ans pour faire la revue : nous y sommes ! Quant au conseil éditorial, il a fait part de son enthousiasme vis-à-vis de notre projet dans un bref communiqué. Certains de ses membres sont écrivains, comme Pierre Alferi, ou ont une grande expérience politique, comme Philippe Mangeot. D’autres sont de grands anciens de la revue, comme Jean Douchet. Il est très important pour nous de réussir ce pari : regarder vers l’avenir tout en restant fidèle au passé. S’il y a une « ligne », elle est là.

Les pertes des Cahiers du cinéma sont estimées à 700 000 euros en 2007, et leur dette totale à plus d’un million d’euros. Quelles solutions proposez-vous pour revenir à l’équilibre ?

Le projet que nous élaborons avec Thierry Lounas a pour objectif d’amener les Éditions de l’Étoile, qui regroupent l’ensemble des activités des Cahiers – revue, livres, Internet, photothèque –, à l’équilibre pour les soixante ans de la revue, en avril 2011. C’est un défi, car les Cahiers ont été déficitaires tout au long de leur histoire, à quelques exceptions près : les premières années, la période « Filipacchi » (1964-1970) et le milieu des années 1980. C’est surtout une nécessité. Il ne saurait être question de simplement renflouer les Cahiers, au risque d’une nouvelle crise d’ici trois ou cinq ans. Il s’agit de réinventer un modèle économique et critique pour l’entreprise. Il y a des mesures d’économie à prendre, sans fragiliser l’équipe, et de nouvelles sources de recettes à développer. De nombreuses pistes restent à explorer. Il est crucial qu’Internet devienne enfin une pièce à part entière de notre espace critique. De même qu’il est inévitable, pour les Cahiers, de devenir un acteur de la diffusion des œuvres, à l’heure où celles qu’ils défendent ont de moins en moins accès aux salles. Toutes choses qui doivent être portées et décuplées par un « militantisme » passant d’abord – dans la revue et sur le site – par une campagne d’abonnements liée à la relance.

Vous êtes, bien entendu, en quête de capitaux. Quel type d’actionnariat recherchez-vous ?

Nous recherchons un véritable partenaire financier. Les discussions que nous avons engagées vont dans ce sens : les actionnaires de demain ne seront pas seulement des bailleurs de fonds, ils seront aussi des alliés et des incitateurs dans le développement des Cahiers. Aujourd’hui, nous sommes raisonnablement confiants. Pour deux raisons : le nom des Cahiers n’a rien perdu de son éclat, ce dont nous sommes heureux autant que fiers. De plus, à trois ans de leur soixantième anniversaire, les Cahiers sont idéalement placés pour ouvrir un chapitre entièrement neuf de leur histoire.

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Rebonds
Les «Cahiers du cinéma» en danger
Chantal Akerman, Olivier Assayas, Alain Bergala, Pascal Bonitzer, Freddy Buache, Emmanuel Burdeau, Jean-Claude Carrière, Jean-Louis Comolli, Jean-Michel Frodon, Anne-Marie Garat, Benoît Jacquot, Thierry Jousse, Pascal Kané, André S. Labarthe, Bernard Latarjet, Serge Le Péron, Jean Narboni, Dominique Paini, Claudine Paquot, Nicolas Philibert, Jacques Rivette, Jean-Henri Roger, Eric Rohmer, Serge Toubiana, «Les Amis des Cahiers du cinéma»….
QUOTIDIEN : jeudi 24 avril 2008

Le Monde vient de prendre brutalement la décision de se séparer des Editions de l’Etoile. Le titre Cahiers du cinéma est donc en vente, et de ce fait en danger ; surtout dans le contexte de crise générale de la presse écrite, même si la revue maintient avec une belle stabilité le niveau de ses ventes en kiosque et de ses abonnements.

Les Amis des Cahiers, dont nous sommes membres, ont à cœur de faire entendre leur voix dans ce moment critique, rappeler leur attachement à cette revue et l’attention qu’ils portent à sa pérennité, comme ils ont toujours su le faire chaque fois que son identité s’est trouvée fragilisée. Ils sont une société d’actionnaires des Editions de l’Etoile, actionnaires «historiques» réunissant à la fois des cinéastes, des acteurs, des personnalités du monde cinématographique et culturel, des rédacteurs et des salariés de la revue à toutes les époques de son histoire. Tous se sont sentis impliqués, à un moment ou à un autre, dans le présent des Cahiers du cinéma, et continuent à se sentir engagés dans sa permanente évolution. Cette société, minoritaire par rapport à l’actionnaire principal actuel, est liée avec le Monde par un pacte d’associés qui lui donne un droit de consultation sur tout changement important pouvant affecter l’identité des Cahiers du cinéma.

C’est une revue unique dans son genre, qui appartient à l’histoire du cinéma à laquelle elle contribue depuis les années 50. Fondée par André Bazin et Jacques Doniol-Valcroze, elle a été le creuset de la Nouvelle Vague, le lieu où Truffaut, Godard, Chabrol, Rohmer, Rivette et tant d’autres ont exercé, chacun à leur manière, leur talent critique. Son passé prestigieux constitue un atout fondateur, mais elle a toujours su rester synchrone, depuis cinquante ans, avec le cinéma en train de se faire. Grâce au prestige international dont elle jouit, et qui ne s’est jamais démenti, elle contribue au rôle culturel de la France dans le domaine du cinéma. Elle est un lieu d’échanges et de débats entre tous ceux qui font le cinéma, ici et ailleurs. Elle a contribué à l’émergence de nombreux réalisateurs, partout dans le monde, qui y ont trouvé une première reconnaissance de leur talent. Elle a souvent été un tremplin à leur carrière. Les Cahiers sont associés à de nombreux festivals, petits et gros, pour se tenir toujours aux avant-postes du cinéma au présent. Le site Internet de la revue est à la fois, aujourd’hui, un précieux espace de ressources patrimoniales en ligne, et un espace d’échanges et de débats en temps réel à la pointe vive de l’actualité.

La photothèque des Cahiers du cinéma, l’une des plus riches dans le domaine, contribue à une présence très large du titre dans l’ensemble de la presse française et étrangère et joue un rôle précieux de conseil en iconographie dans le champ de l’édition de livres et de magazines.

Les Editions de l’Etoile sont devenues, au fil des ans, la principale maison d’édition de livres de cinéma en France et le rayonnement intellectuel des Cahiers du cinéma est largement porté, dans le monde entier, par ses livres coédités ou traduits par des éditeurs étrangers. Son patrimoine éditorial s’est imposé depuis vingt-cinq ans comme un précieux capital de pensée et de ressources sur le cinéma.

Dans la situation actuelle, créée par la décision de l’actionnaire principal de mettre en vente les Editions de l’Etoile, les Amis des Cahiers entendent défendre avec vigueur le périmètre d’activités de la maison d’édition (revue, éditions, photothèque, site Internet). Ils s’opposeront également à tout dévoiement de l’identité du titre Cahiers du cinéma. Non seulement la revue est indispensable pour la pensée critique, de plus en plus menacée par ailleurs, mais elle doit rester fidèle à elle-même et à ses convictions, dans cet avenir qui est en passe de se décider pour les Editions de l’Etoile. En tant qu’actionnaires du titre, nous entendons participer au choix du repreneur et jouer pleinement notre rôle de vigilance et de conseil. On l’aura compris : nous sommes disponibles pour tout dialogue constructif avec les éventuels repreneurs des Editions de l’Etoile sur le devenir à inventer des Cahiers du cinéma.


http://www.liberation.fr/rebonds/322863.FR.php
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David Martinon renonce à Neuilly mais reste porte-parole de l'Elysée
NOUVELOBS.COM | 11.02.2008 | 11:45
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Lâché par Jean Sarkozy et par l'UMP locale, David Martinon se retire de la course électorale. Il a présenté à Nicolas Sarkozy sa démission du poste de porte-parole de l'Elysée, "qui l'a refusée".

David Martinon, dimanche 10 février, à Neuilly (AP)

David Martinon, dimanche 10 février, à Neuilly (AP)
David Martinon, tête de liste UMP aux municipales à Neuilly (Hauts-de-Seine), a annoncé lundi 11 février son retrait de la course électorale, après avoir été lâché par ses principaux colistiers, dont Jean Sarkozy, fils du chef de l'Etat.
David Martinon a également annoncé à la presse avoir présenté à Nicolas Sarkozy sa démission du poste de porte-parole de l'Elysée, "qui l'a refusée", selon lui.

Lâchage

Le secrétaire général adjoint de l'UMP, Dominique Paillé, a affirmé lundi matin 11 février que Nicolas Sarkozy n'est pour rien dans la crise que traverse la liste de son parti à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine) après le lâchage de la tête de liste, David Martinon.
"Nicolas Sarkozy n'est pas intervenu directement dans cette affaire", a assuré Dominique Paillé, sur Canal+.
Son propre fils, Jean Sarkozy, ainsi qu'Arnaud Teullé et Marie-Cécile Ménard, ont pourtant annoncé dimanche leur intention de créer leur liste, faisant état de divergences profondes avec David Martinon.
Le président de la République a été maire de Neuilly de 1983 à 2002. Il avait lui-même choisi d'imposer David Martinon, le porte-parole de l'Elysée, pour conduire la liste de l'UMP lors des municipales de mars prochain.
Selon plusieurs sources, le président a suivi heure par heure l'évolution du week-end et a donné son aval à l'initiative du trio Teullé-Ménard-Sarkozy. "L'Elysée a sifflé la fin de la partie pour Martinon samedi soir", selon une source ministérielle.

Réunion de crise lundi soir

"C'est une affaire de crise interne à l'UMP locale, c'est à nous à la résoudre", a souligné Dominique Paillé, tout en reconnaissant que le chef de l'Etat "n'est pas indifférent au sort de son fils et de Neuilly" et qu'"il n'est pas non plus indifférent au sort de David Martinon".
Interrogé sur l'éventualité que Jean Sarkozy devienne tête de liste, le secrétaire général adjoint de l'UMP a estimé que "Jean Sarkozy est un garçon bourré de talent. Il a d'énormes qualités (...) c'est une hypothèse qu'il ne faudrait pas écarter dans le cas où David Martinon ne serait plus candidat", a-t-il dit.
Sur un éventuel maintien de David Martin, il a répondu : "Je ne suis pas à sa place" mais "il mesure, je pense, les difficultés qui l'attendent dans cette hypothèse".
Une réunion de crise aura lieu lundi soir à 18h30, au siège de l'UMP.

Un sondage commandé "ni par l'Elysée, ni par l'UMP"

Patrick Devedjian, le secrétaire général de l'UMP, a assuré lundi que le sondage confidentiel, dont la publication a mis le feu aux poudres, n'avait été commandé "ni par l'Elysée, ni par l'UMP".
Ce sondage BVA créditait David Martinon de seulement "40% des voix" au 1er tour face à son adversaire de droite Christophe Fromentin (45%).
"Je sais qui a commandé" ce sondage mais il ne l'a été "ni par l'Elysée ni par l'UMP" et "je ne sais pas qui l'a rendu public", a déclaré Patrick Devedjian. Sa publication a créé "une émotion qui était déjà larvée parce qu'il y avait des désaccords au sein de cette liste", a estimé le patron de l'UMP.
Interrogé sur l'éventualité que Jean Sarkozy devienne tête de liste il a répondu: Jean Sarkozy a "beaucoup de talent, il a sans doute hérité des qualités politiques de son père, il est très sympathique, il se débrouille très bien... il a 22 ans".

"Martinon non non"

Malgré une ascension fulgurante, David Martinon, protégé de l'ex-Première dame, Cécilia, n'a jamais réussi à trouver ses marques dans la commune la plus riche de France. Il avait eu droit à un bizutage à l'automne, accueilli par des "Martinon non non" provenant des rangs de l'UMP.
Jean Sarkozy avait du coup été dépêché pour le seconder activement dans la campagne, le chef de l'Etat craignant un échec de l'UMP dans son ancien fief, ce qui aurait sonné comme une défaite personnelle.

Martinon n'ira pas en Guyane

Le porte-parole de l'Elysée a arpenté dimanche matin les rues de Neuilly en ne faisant aucune déclaration.
L'Elysée a fait savoir dimanche soir que David Martinon, qui devait initialement accompagner Nicolas Sarkozy lundi et mardi en Guyane, n'était pas du voyage, au risque de relancer les spéculations sur son avenir à l'Elysée.
David Martinon n'avait pas accompagné le chef de l'Etat en Inde, précisément pour se consacrer à la campagne électorale, sous la forme de réunions d'appartements chez des particuliers le soir et de visites de marchés le dimanche, généralement en compagnie de Jean Sarkozy. (Avec Reuters et AFP)

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Politiques
Neuilly, banlieue en feu
Le 11 novembre, à l'Elysée. Photo Reuters
La guerre est ouverte sur les terres de Sarkozy. Alors que David Martinon, par la voix de son directeur de campagne, assurait ce matin qu'il maintenait sa candidature comme tête de liste, la numéro 2 Marie-Cécile Ménard, appuyée par le fils du Président, annonce la création d'une liste de rassemblement. Tous les détails.
AFP
LIBERATION.FR : samedi 9 février 2008

Il y aurait donc comme un air de dissonance dans les beaux quartiers sarkoziens. Samedi, on pensait la candidature de David Martinon au poste de maire menacée. Oh là, pas du tout, déclarait ce matin son directeur de campagne, «sa campagne suit normalement son cours». Ah mais si, apprenait-on quelque temps plus tard; les dirigeants de l’UMP à Neuilly-sur-Seine, Marie-Cécile Ménard et Arnaud Teullé, ainsi que le fils cadet du président de la République, Jean Sarkozy, annonçaient dans la foulée qu’ils proposaient leur propre «liste de rassemblement» pour les élections municipales. La raison : «désaccords majeurs» avec le candidat parachuté. Retour sur un mic-mac.

Le Figaro met le feu aux poudres

Dans son édition de samedi, le quotidien évoque «un sondage confidentiel» réalisé dans la semaine et prévoyant «la défaite» de David Martinon, qui ne serait crédité que de «40% des voix» face à son adversaire divers-droite, Jean-Christophe Fromentin (45%). Le Figaro écrit que «Nicolas Sarkozy, qui ne peut accepter une défaite de son porte-parole dans sa ville, n’a guère d’autre choix que de sortir Martinon et de le remplacer par la numéro deux de sa liste, Marie-Cécile Ménard, qui occupe désormais le siège du chef de l’Etat au conseil général des Hauts-de-Seine».

Interrogé par l’AFP, l’entourage de Sarkozy a déclaré ne «pas être au courant» du sondage évoqué par Le Figaro et qu’en tout cas, il n’avait «pas été commandé par l’Elysée ou l’UMP». Citée dans l’article, Marie-Cécile Ménard a «tenu à préciser» samedi qu’elle n’avait «aucune responsabilité dans la commande et la divulgation de quelque sondage que ce soit». «Je regrette l’ambiance délétère et le climat de cette campagne. Je reste loyale au candidat régulièrement investi par les instances de mon parti», a ajouté Marie-Cécile Ménard. Sans citer – volontairement ? – le nom du porte-parole de l’Elysée.

La conférence de presse qui n'a jamais eu lieu

Après la publication de l'article, David Martinon convoque une conférence de presse, programmée à 14h30. Elle sera finalement annulée un peu plus tard, sans qu'il précise la raison. «La conférence de presse», programmée à 14h30, «est reportée», déclarait-il «sans pouvoir préciser» si elle aurait lieu plus tard dans la journée ou un autre jour. Elle n'aura finalement jamais lieu.

Dimanche : je reste...

David Martinon «se maintient» comme tête de liste UMP et «sa campagne suit normalement son cours», annonce dimanche son directeur de campagne, Olivier Babeau. «Bien sûr que David Martinon se maintient comme tête de liste à Neuilly», déclare-t-il à l’AFP. «Le programme de la campagne ne change pas. Elle suit normalement son cours. Il était ce matin en petit-déjeuner d’appartement avec des Neuilléens» et «pourrait» se rendre sur les marchés de la ville en cours de matinée, a ajouté Olivier Babeau. Il s'y rendra d'ailleurs. Mais n'y restera que quelques minutes avant de s'engouffrer dans un 4x4. Pourquoi ? En raison de ce qui suit...

...Oui, mais sans nous

Marie-Cécile Ménard, numéro 2 de la liste de Martinon, Arnaud Teullé, ainsi que le fils cadet du président de la République, Jean Sarkozy, tous responsables locaux de l'UMP, décident de se désolidariser, après avoir battu la campagne auprès de Martinon. «Nous avons décidé de conduire la liste de rassemblement pour les élections municipales a Neuilly, afin de faire cesser les divergences au sein de la majorité présidentielle sur notre commune» Signé par Arnaud Teullé, Jean Sarkozy et Marie-Cécile Ménard, ce texte a été envoyé depuis le mail de Jean Sarkozy. Cette dernière a authentifié ce courriel. «Cette décision résulte d’un certain nombre de désaccords majeurs avec David Martinon», tête de liste UMP à Neuilly, soulignent-ils. «De très nombreux Neuilléens nous demandent de réagir et de travailler ensemble pour notre ville. Dans ce nouveau contexte politique, nous appelons au plus large rassemblement», ajoutent les trois signataires. Les trois félons se rendront plus tard, à midi, dans les rues de Neuillly, en ce jour de marché, pour confirmer leur putsch de liste.

Et Nicolas Sarkozy dans tout ça ?

Peut-il se permettre de perdre «sa» mairie de Neuilly ? Son fils lancerait-il une liste parrallèle sans lui en parler ? En clair, Sarkozy est-il en train de lâcher son favori ? Il est probable qui oui. Votre avis ?


http://www.liberation.fr/actualite/politiques/309100.FR.php
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Neuilly : Jean Sarkozy lâche David Martinon
NOUVELOBS.COM | 10.02.2008 | 12:50
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Le fils du président de la République annonce qu'il ne soutient plus le porte-parole de l'Elysée, investi par l'UMP comme tête de liste dans le fief de Nicolas Sarkozy. Jean Sarkozy, Marie-Cécile Ménard et Arnaud Teullé comptent conduire leur propre "liste de rassemblement".

David Martinon (Sipa)

David Martinon (Sipa)
Les dirigeants de l'UMP à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine), Marie-Cécile Ménard et Arnaud Teullé, ainsi que le fils cadet du président de la République, Jean Sarkozy, ont annoncé dimanche 10 février dans un communiqué commun leur intention de conduire leur propre "liste de rassemblement" pour les élections municipales, en raison de "désaccords majeurs" avec le candidat David Martinon.
"Nous avons décidé de conduire la liste de rassemblement pour les élections municipales a Neuilly, afin de faire cesser les divergences au sein de la majorité présidentielle sur notre commune", déclarent-ils.

"Désaccords majeurs"

Le communiqué est signé par Marie-Cécile Ménard, Arnaud Teullé et Jean Sarkozy. Il est envoyé depuis la boite mail du fils du président de la République. Marie-Cécile Ménard a authentifié ce courriel.
"Cette décision résulte d'un certain nombre de désaccords majeurs avec David Martinon", tête de liste UMP à Neuilly, soulignent-ils.
"De très nombreux Neuilléens nous demandent de réagir et de travailler ensemble pour notre ville. Dans ce nouveau contexte politique, nous appelons au plus large rassemblement", ajoutent les trois signataires.

Sondage défavorable

Un peu plus tôt, dimanche matin, le directeur de campagne de David Martinon, Olivier Babeau, avait assuré que le candidat UMP comptait se maintenir.
"Bien sûr que David Martinon se maintient comme tête de liste à Neuilly", a précisé Olivier Babeau, interrogé sur la décision prise par le candidat après que Le Figaro a évoqué samedi son possible retrait de la course, en raison d'un sondage confidentiel défavorable.
Le quotidien évoquait un sondage secret prévoyant "la défaite" de David Martinon, crédité de seulement "40% des voix" face à son principal adversaire, le divers droite Jean-Christophe Fromantin (45%), bien implanté à Neuilly. (avec AFP)

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VŒUX AU CORPS DIPLOMATIQUE
Pour Sarkozy, le climat et la religion sont les "deux défis" du XXIè siècle
NOUVELOBS.COM | 18.01.2008 | 18:08
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"Ma conviction est que deux défis contribueront à structurer la société internationale du XXIe siècle, peut-être plus profondément que les idéologies au XXe siècle", a déclaré le chef de l'Etat, faisant référence au climat et à la religion.

Nicolas Sarkozy (AP)

Nicolas Sarkozy (AP)
Lors de la présentation de ses vœux au corps diplomatique à l'Elysée, vendredi 18 janvier, le président Nicolas Sarkozy a affirmé que le changement climatique et le retour du religieux sont "les deux défis" auxquels sera confronté le XXIe siècle.
"Ma conviction est que deux défis contribueront à structurer la société internationale du XXIe siècle, peut-être plus profondément que les idéologies au XXe siècle", a déclaré le chef de l'Etat.
"Le premier défi est celui du changement climatique qui menace l'avenir même de notre planète et de l'humanité toute entière. Il pose la question de la gestion de ressources énergétiques devenues rares et chères et celle, plus difficile encore, de notre capacité à inventer, ensemble, un nouveau mode de croissance", a-t-il expliqué. "Le deuxième défi est celui des conditions du retour du religieux dans la plupart de nos sociétés. C'est une réalité, seuls les sectaires ne le voient pas. C'est une réalité incontournable, prévue naguère par Malraux", a ajouté M. Sarkozy, en allusion à la formule prêtée à l'écrivain André Malraux : "Le XXIe siècle sera religieux ou ne sera pas".

Fondamentalisme et intolérance

Le président Sarkozy a été durement critiqué par ses adversaires politiques pour ses récentes déclarations sur la religion et la laïcité qu'il souhaite "positive".
"Dans mon discours de Saint-Jean de Latran (à Rome), j'ai précisé ma conception d'une laïcité où la place de la religion serait définie en termes plus positifs. Devant le Conseil Consultatif de l'Arabie saoudite, à Riyad cette semaine, j'ai fait écho aux propos pleins de sagesse du Roi Abdallah, et plaidé en faveur d'une conception ouverte, tolérante de la religion", a souligné le chef de l'Etat.
"Mais certains groupes veulent imposer leur vision fondamentaliste, hégémonique, intolérante. La forme la plus extrême est celle des réseaux terroristes globaux de type Al-Qaïda qui rêvent d'une confrontation Islam contre Occident, pour mieux dicter leur loi à des peuples qui ne demandent pourtant qu'à vivre leur foi dans la paix", a-t-il affirmé.
Selon lui "le monde, j'en suis convaincu, peut relever avec succès ces deux défis, mais à une condition : trouver le chemin de son unité", a-t-il également affirmé, ajoutant : "Là est la grande question : en serons-nous capables ? Comment y parvenir ?".

Israël-Palestine : une paix possible

Le président Nicolas Sarkozy a également demandé aux Israéliens et aux Palestiniens de prendre "tous les risques au service de la paix". "2008 sera l'année du lancement d'un grand projet de civilisation : l'Union pour la Méditerranée, afin de faire vivre entre tous les peuples riverains la paix, l'entente et la coopération sur la base de projets concrets", a-t-il poursuivi.
Selon lui, "cette grande ambition sera facilitée si 2008 est aussi, comme prévu à Annapolis, l'année de la création de l'Etat palestinien, aux cotés de l'Etat d'Israël".
"Je ne sous-estime pas les difficultés, mais le succès éclatant de la conférence des donateurs de Paris a démontré l'attente et l'engagement de la communauté internationale tout entière", a-t-il estimé.
Nicolas Sarkozy a réaffirmé qu'il se rendrait au Proche-Orient "au printemps, pour affirmer avec force notre soutien aux deux principaux négociateurs : le Premier Ministre (israélien) Ehud Olmert et le Président (palestinien) Mahmoud Abbas, avec un message simple : la paix est possible! Les deux peuples l'attendent!".
"C'est aussi maintenant qu'il faut sortir le Liban d'une crise qui n'en finit pas parce qu'elle est alimentée de l'extérieur", a-t-il également affirmé, faisant allusion à la Syrie.

La France aux côtés des Libanais

"La Ligue arabe, à l'unanimité, a adopté un plan de règlement qui rejoint complètement les idées avancées par la France. Il faut, sur cette base, que chacun assume ses responsabilités, à l'intérieur comme à l'extérieur du pays, et que la communauté internationale juge chaque acteur sur ses actes. La France restera engagée aux cotés des Libanais, de tous les Libanais", a-t-il insisté.
La majorité libanaise et les pays occidentaux accusent la Syrie d'entraver tout accord politique au Liban, où l'élection présidentielle devant le Parlement a été reportée à douze reprises, alors qu'il y a un candidat de consensus, en la personne de Michel Sleimane, commandant en chef de l'armée.

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M. Fillon évalue ses ministres avec des consultants privés
LE MONDE | 03.01.08 | 10h46 • Mis à jour le 03.01.08 | 10h46

our la première fois, les ministres de Nicolas Sarkozy vont recevoir leur bulletin de note trimestriel. Ces prochaines semaines, François Fillon recevra individuellement chaque membre de son équipe pour le leur remettre et le commenter. Alors qu'un remaniement est attendu après les élections municipales de mars, cette première convocation pourrait-elle prendre des allures d'"entretien préalable" à un licenciement ?

Les critères d'évaluation, propres à chacun des quinze ministres ainsi qu'au haut-commissaire aux solidarités, sont au nombre de trente. Sur la "feuille d'évaluation" de Xavier Darcos, le ministre de l'éducation nationale, on trouve le nombre d'heures supplémentaires réalisées par les enseignants et l'ancienneté des enseignants en ZEP. Sa collègue à l'enseignement supérieur, Valérie Pécresse, sera jugée sur le nombre d'universités ayant opté pour la nouvelle gouvernance ou le taux d'abandon en première année de licence. Brice Hortefeux, le ministre de l'immigration et de l'identité nationale, sera jugé à l'aune du nombre d'étrangers en situation irrégulière expulsés et du nombre d'étrangers admis au titre de l'immigration de travail.

Nicolas Sarkozy l'avait promis, le 29 mai, après la composition du premier gouvernement Fillon : les ministres se verront assigner "des objectifs qui permettront d'évaluer leurs résultats". Envoyées durant l'été à chacun des ministres par MM. Fillon et Sarkozy, les lettres de mission détaillaient avec précision la feuille de route de chacun. "L'Elysée nous a demandé d'élaborer, à partir des objectifs définis par ces lettres, un outil de suivi précis pour que les engagements du président soient tenus et pour passer d'une politique d'annonces à une politique de résultats", confie un des architectes politique de ce nouvel outil.

Matignon a confié une mission au cabinet en stratégie Mars & Co pour l'aider dans cet exercice inédit pour un gouvernement. "Tous les objectifs politiques de Sarkozy sont chiffrables", a conclu le cabinet. "C'était très nouveau pour les cabinets ministériels, poursuit ce conseiller ministériel. Surtout que ces indicateurs ne sont pas budgétaires ou administratifs. Ce sont avant tout des critères politiques qui visent au respect des lettres de mission, des engagements et des discours de campagne de Nicolas Sarkozy." Pour mémoire, à l'été 2006, l'UMP avait confié aux consultants du Boston Consulting Group le soin de corédiger son programme législatif.

Ainsi, le slogan du "travailler plus pour gagner plus" s'incarne-t-il derrière l'évaluationde plusieurs ministres : les heures supplémentaires des enseignants pour M. Darcos, et le "compteur à heures sup" que Christine Lagarde, la ministre de l'économie, a été invitée à mettre en place avant juin 2008. La ministre sera aussi jugée sur un nouvel indice des prix dans la grande distribution, pour l'inciter à réformer la loi Galland.

D'une manière générale, les ministres sont invités à faire "du chiffre" : à la culture, Christine Albanel sera jugée sur "l'évolution de la fréquentation des musées lorsqu'ils sont gratuits", "la part de marché des films français en France", ou "l'évolution du piratage des fichiers audio et vidéo". Aux affaires étrangères, Bernard Kouchner, qui prépare la présidence française de l'Union européenne du deuxième semestre, doit inciter ses collègues à se rendre à Bruxelles : c'est lui qui sera rendu responsable "du nombre de ministres français présents à chacun des conseils de ministres de Bruxelles et Luxembourg".

L'exercice, qui ambitionne d'évaluer rationnellement l'action des ministres et de l'Etat, peut avoir effets pervers. Les associations fustigent depuis longtemps l'objectif chiffré d'expulsions de sans-papiers. Surtout, il a des limites politiques : le remaniement ne reposera pas uniquement sur ce nouvel outil d'évaluation. La contribution à la politique d'ouverture, le score obtenu aux élections municipales pour les ministres candidats, leur cote de popularité et leur poids politique personnel compteront largement autant que les résultats.

Pour autant, les ministres savent que MM. Sarkozy et Fillon ne plaisantent pas : le 8 novembre, le premier ministre a rappelé les règles du jeu dans une communication en conseil des ministres. Nicolas Sarkozy avait été un précurseur : à l'intérieur, il avait mis en place une batterie d'indicateurs (taux d'élucidation des délits, atteintes aux biens, violence aux personnes).Plusieurs ministres se sont vu rappeler avant Noël que leur longévité dépendrait de leur capacité à tenir leur contrat. La ministre du logement, Christine Boutin, s'est inquiétée de ne pas pouvoir remplir ses objectifs de mise en chantier de logements et de financement de logements sociaux.

Matignon se défend de vouloir en faire "une machine à sanction, mais un moyen de mieux coordonner le travail intergouvernemental et d'installer une culture du résultat". L'exercice d'évaluation sera intégré à la revue générale des politiques publiques, qui vise à réformer tous les domaines d'intervention de l'Etat et dont la première salve a été lancée par Nicolas Sarkozy le 12 décembre.

Le président de la République a indiqué, le 8 novembre, qu'il sélectionnerait une vingtaine d'indicateurs, parmi les 450 de ses ministres, pour en faire "de grands indicateurs destinés à rendre compte auprès des Français de l'action engagée pour moderniser en profondeur notre pays". Une citation au tableau d'honneur que chacun des ministres aura à cœur de décrocher.

Christophe Jakubyszyn

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Lille : l'UMP recrute une nièce de Pierre Mauroy
NOUVELOBS.COM | 03.01.2008 | 10:12
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Brigitte Mauroy, qui s'en prend au bilan de la maire sortante, rejoint la liste du député UMP Sébastien Huyghe. Elle devrait figurer en deuxième position.

Martine Aubry (Sipa)

Martine Aubry (Sipa)
Brigitte Mauroy, nièce de l'ancien maire socialiste de Lille Pierre Mauroy, est candidate sur la liste UMP pour les prochaines municipales lilloise, face à Martine Aubry, a-t-elle indiqué jeudi 3 janvier sur France Inter.
Elle a motivé sa décision par sa volonté qu'on puisse "bien vivre à Lille, comme quand Pierre Mauroy était maire de la ville", et s'en est pris au bilan de la maire sortante.
Brigitte Mauroy devrait figurer en deuxième place de la liste conduite par le député UMP Sébastien Huyghe.

0,98%

Professeur d'anatomie à la faculté de médecine de Lille, Brigitte Mauroy, était suppléante du PRG Jacques Mutez lors de l'élection législative partielle dans la 4e circonscription du Nord, remportée en septembre 2005 par l'UMP Philippe Daubresse. Le candidat radical avait réuni au premier tour 0,98% des suffrages (208 voix).
Sébastien Huyghe affirme que sa liste sera "une liste d'ouverture" comprenant "des gens de différents bords politiques". Il cite notamment le nom de l'ex-Modem Thierry Pauchet.

Tombeur de Martine Aubry

Agé de 38 ans, Sébastien Huyghe avait créé la surprise lors des législatives de 2002, en battant Martine Aubry dans la 5e circonscription du Nord, dans laquelle il a été réélu le 17 juin dernier.
Martine Aubry est cependant favorite pour conserver son fauteuil de maire, les sondages semblant montrer qu'une grande majorité des Lillois sont satisfaits de son action.

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EGYPTE
Un journaliste malmené lors de la visite de Sarkozy à Charm El-Cheikh
NOUVELOBS.COM | 30.12.2007 | 11:07
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Un journaliste a été plaqué au sol et mis en joue par un policier égyptien, alors qu'il tentait de prendre une photo de Nicolas Sarkozy et Bernard Kouchner faisant leur jogging.

Le journaliste de l'AFP, mis au sol (AP)

Le journaliste de l'AFP, mis au sol (AP)
Un photographe couvrant la visite privée de Nicolas Sarkozy en Egypte a été malmené par la police égyptienne, a constaté un journaliste de Reuters sur place.
L'incident est survenu samedi 29 décembre à Charm el-Cheikh au lendemain de tirs de sommation égyptiens pour empêcher des photographes d'approcher le bateau où se trouvaient le président français et sa compagne, Carla Bruni.
La scène s'est déroulée samedi en fin d'après-midi, lorsque Nicolas Sarkozy et le ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, effectuaient un jogging dans Harbour Street, une rue commerçante de la cité balnéaire, avant de rejoindre Le Caire pour une visite officielle dimanche.
Les deux hommes étaient suivis de gardes du corps, français et égyptiens.

Plaqué au sol et mis en joue

Un photographe de l'AFP qui tentait de prendre une photo a été plaqué au sol par un policier qui l'a également mis en joue avec son arme de service, a précisé le journaliste de Reuters.
Transporté ensuite à l'hôpital, le photographe a le coude cassé et devait rentrer en France dans la soirée.
Après une étape de deux jours à Louxor, Nicolas Sarkozy a terminé ses vacances de Noël - décriées par l'opposition en France - dans une luxueuse villa de Charm el-Cheikh avec un accès direct à la mer.
Comme pour se rendre à Louxor, le président français et son entourage ont rejoint la Mer Rouge à bord d'un avion appartenant à l'homme d'affaires Vincent Bolloré.

Rencontre officielle avec Moubarak

Au début de ce séjour privé, Nicolas Sarkozy et Carla Bruni s'étaient prêtés avec décontraction au jeu des paparazzi, enchaînant balades et visites de sites pharaoniques main dans la main, parfois accompagnés de l'un des fils du président et de sa petite amie.
Les mesures de sécurité ont été considérablement renforcées à leur arrivée sur les bords de la Mer rouge, notamment en raison d'une entrevue, vendredi matin, entre Nicolas Sarkozy et le président égyptien, Hosni Moubarak.
La visite officielle française doit débuter dimanche matin par une nouvelle rencontre des deux hommes avant une conférence de presse et un déjeuner. Nicolas Sarkozy déposera ensuite une gerbe sur le site du mémorial du soldat inconnu, qui abrite la tombe d'Anouar el Sadate, assassiné en 1981. (Reuters)

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SARKOZY / BRUNI
Carla Bruni fête dimanche ses 39 ans
NOUVELOBS.COM | 23.12.2007 | 13:29
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L'horoscope de la compagne de Nicolas Sarkozy lui promet "un entourage chaleureux".

Carla Bruni (Sipa)

Carla Bruni (Sipa)
La chanteuse Carla Bruni fête dimanche 23 décembre son 39e anniversaire. La compagne de Nicolas Sarkozy est née sous le signe du Capricorne. Les astres lui promettent d'ailleurs "un entourage chaleureux", selon Version Femina. Carla Bruni sera ainsi "sensible aux remous provoqués par Jupiter, invité de votre signe pour un an, et par la pleine lune de lundi. Ce sont les foudres jupitérienne que affronterez pour l'instant, mais les choses vont très vite se calmer et vous profiterez d'un entourage chaleureux".

Direction l'Egypte

Le président français Nicolas Sarkozy est attendu la semaine prochaine à Louxor, sur les bords du Nil en Egypte, pour un séjour privé. L'Elysée n'a pas apporté de détail sur ce voyage, mais de sources concordantes, on indique que le président arrivera le 25 décembre "avec une accompagnatrice", c'est-à-dire l'ex-top model Carla Bruni, et quelques membres de sa famille.
De source égyptienne, on précise que le président s'installera au Old Winter Palace, un hôtel de légende en bordure de la rive-est. Il occupera une suite face au Nil.
Ce palace de la fin du XIXe siècle, de style victorien, au superbe jardin exotique, a compté parmi ses clients l'ex-président français Valéry Giscard d'Estaing (1974-81).

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Samedi, Nicolas Sarkozy s'est affiché en compagnie de l'ex-mannequin Carla Bruni à Disneyland Paris. Retour sur une idylle qui interroge.

Comment se sont-ils rencontrés?
Les versions divergent sur la chronologie exacte de la rencontre, qui daterait de trois semaines environ. Les uns disent que Nicolas Sarkozy et Carla Bruni se sont d’abord rencontrés à la remise du rapport de Denis Olivennes sur le piratage le 23 novembre, avant de se revoir à un dîner organisé par le publicitaire Jacques Séguéla dans sa propriété de Marne-la-Coquette.

Les autres disent le contraire. Une chose est sûre, le Président et la chanteuse se seraient montrés très proches à ce dîner, Carla Bruni jouant de la guitare, Nicolas Sarkozy la raccompagnant.

Depuis, l’ex-mannequin aurait été aperçu plusieurs fois dans les appartements de l’Elysée ainsi qu’une fois dans les jardins de Versailles en compagnie de sa mère et du chef de l’Etat.

Selon «Le Figaro», le Président ne portait plus son alliance mardi dernier lors d’un déplacement en Meurthe-et-Moselle.

Que s’est-il passé le 15 décembre?
«L’info de leur histoire courait depuis plus d’une semaine, explique à «20 Minutes» le paparazzi Pascal Rostain. Les confrères, en planque chez Carla Bruni, ont vu un convoi présidentiel passer la chercher samedi. Un photographe raconte au «Parisien» que le Président est monté lui-même chez la chanteuse, avant de ressortir avec elle et sa mère une demi-heure plus tard. Les paparazzi se sont fait distancer au début de l’autoroute de l’Est. Mais ils avaient vu des enfants dans les voitures et ont eu le nez de jeter un œil chez Disney.»

Pas très discret, car l’Elysée, malgré le silence officiel de sa com’, avait semble-t-il envie que l’info sorte. Le couple — puisque tout le monde présente le chef de l’Etat et Carla Bruni ainsi — s’est ainsi laissé photographier sans broncher et a passé la nuit dans un hôtel avant de regagner Paris dimanche midi.

Pourquoi Nicolas Sarkozy a décidé de révéler sa relation?
La publication autorisée de l’information tombe à pic pour le chef de l’Etat, qui sort d’une semaine marquée par la présence polémique en France de Mouammar Kadhafi. «Nicolas Sarkozy reprend la main en termes de communication alors qu’il s’était fait balader par le chef libyen», analyse Bertrand Delais, journaliste politique. Autre intérêt de l’annonce : allumer un contre-feu au développement de rumeurs, le chef de l’Etat ayant déjà été aperçu avec Carla Bruni à Versailles.

Pourquoi Disneyland?
Thierry Saussez explique que «c’est un endroit que Nicolas Sarkozy adore et depuis longtemps. Il est synonyme de décontraction, de coupure. Il s’y rend régulièrement». «C’est tout à fait possible», réagit Bertrand Delais, pour qui ce goût immodéré pour les manèges n’est pas incompatible avec la stratégie du Président.

«Disneyland est un lieu trivial et américain. S’y afficher correspond au mode transgressif que Nicolas Sarkozy apprécie et qui renforce son image anti-intellectuels», estime-t-il. «Il est sans doute plus heureux à Marne-la-Vallée qu’à l’opéra Garnier».

Cela peut-il avoir un impact sur la popularité de Nicolas Sarkozy?
Non, répondent L’impact tous les experts interrogés par «20 Minutes». «Il n’y aura qu’un effet de curiosité, mais ça ne peut en aucun cas agir comme leurre pour les Français préoccupés par les SDF ou le pouvoir d’achat, estime Marie d’Ouince, conseillère en stratégie d’image. Les gens sont en train de faire leurs achats de Noël, et ils voient bien qu’ils ne peuvent pas faire autant de cadeaux que l’an passé. Carla Bruni n’y change rien.»

A quand la prochaine apparition?
Peut-être dans «Paris Match», qui aurait souhaité organiser une séance de photos privée avec le couple. Selon «Le Parisien», Carla Bruni et Nicolas Sarkozy devaient se rendre lundi soir à l’UGC CitéCiné de Bercy pour assister à l’avant-première de «Actrices», un film réalisé et interprété par Valéria Bruni-Tedeschi, la sœur de Carla. Le couple aurait décidé au dernier moment de ne pas s’y rendre pour ne pas faire de l’ombre à Valéria en attirant l’objectif des caméras et photographes.

Selon plusieurs médias, le couple aurait par contre prévu une escapade sur les bords du Nil en Egypte pendant les vacances de Noël. Reste à savoir si l’ex-mannequin italien accompagnera Nicolas Sarkozy, divorcé deux fois, à l’occasion de sa première visite au Vatican en tant que président de la République le 20 décembre. Elle endosserait alors presque officiellement le rôle de first lady. «Quel rôle jouera-t-elle?, s’interroge le directeur de la rédaction de «L’Express», Christophe Barbier. Avant de préciser : «Si elle a beaucoup de dons comme pour la musique, elle n’a assurément pas de compétence politique.»

DR ¦ La Une de Point de vue montrant Nicolas Sarkozy et Carla Bruni ensemble à Disneyland Paris


La rédaction de «20 Minutes»


20Minutes.fr, éditions du 18/12/2007 - 13h02

dernière mise à jour : 18/12/2007 - 13h11

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Une esthétique de la clémence
INTERVIEW DE MIA HANSEN-LOVE


Véra dans ‘Fin août, début septembre’, Aline dans ‘Les Destinées sentimentales’, puis critique aux Cahiers du cinéma, la jeune réalisatrice de 26 ans Mia Hansen-Love n’a pas perdu son temps ! Son premier long métrage, ‘Tout est pardonné’, sort sur les écrans ce 26 septembre. Rencontre avec une cinéaste profonde et délicate, qui fait preuve d’une étonnante maîtrise.

C’est sous les toits, à la lumière (et à la pluie...) d’un vasistas que Mia Hansen-Love nous parle de son film, l’histoire d’un couple franco-autrichien qui se perd dans les villes, la drogue et le désamour. Pendant dix ans, leur fille, Pamela, ne verra plus son père. Jusqu’aux brèves retrouvailles, à Paris...


Comment êtes-vous passée à la réalisation ?

Cette histoire m’habite depuis longtemps et l’envie de l’écrire date d’avant le cinéma. Elle aurait pu se manifester autrement, mais elle a trouvé le cinéma comme lieu pour exister.
Même si elle n’est pas autobiographique, cette histoire me définit. Je m’y suis identifiée et elle exprime ce que je suis. Pourtant je n’ai pas tout dit avec elle, elle peut se déployer, s’amplifier, m’amener ailleurs. Ça m’a pris du temps, il y a eu des détours. J’ai joué en tant que comédienne, j’ai écrit mais je n’arrivais pas à trouver comment m’exprimer véritablement. Or, dès mon premier court métrage, je me suis sentie libre, désinhibée. La surprise, ça a été de me sentir aussi à l’aise et de trouver enfin les moyens de traduire ce que je ressentais. Dans l’écriture du scénario mais aussi dans la mise en scène, tout ce qu’il y avait de douloureux auparavant disparaissait. Il n’y avait plus d’écart, de décalage.


Les lieux, dans votre film, semblent participer à la vie des personnages et marquer des étapes dans leur parcours. Avez-vous un rapport affectif fort à l’espace ?

Oui, je ne pourrais pas filmer des lieux neutres, qui ne m’interpellent pas. Les endroits que j’ai choisis sont ceux où j’ai été, qui ont une âme pour moi. Vienne par exemple est liée à l’enfance, à l’idée d’un autre monde, au passé dans le sens d’une altérité, de ce que les autres ont vécu. J’ai été bercée par les récits de Vienne parce que mon père y a vécu vingt ans. C’est une ville légendaire, nostalgique, représentant les moments heureux d’une famille nombreuse, vivante - et utopique pour moi. Mais le retour de Vienne ayant été marqué par un immense drame, c’est aussi une ville tragique. C’est le lieu de l’origine, de la joie et du malheur. Je ne voulais pas que le film commence à Paris. Vienne a été un détour libérateur, comme le fait de passer par le cinéma. Il faut trouver la bonne porte pour raconter une histoire, après, tout se déroule. Ensuite, j’ai filmé Paris parce que j’y ai grandi, c’est une ville évidente pour moi. Quand je place la scène de retrouvailles au Jardin des plantes, près duquel j’ai habité, ce n’est pas par hasard. Pourtant quelquefois le choix peut être inconscient : la maison de campagne à la fin ressemble beaucoup à celle où j’ai passé mon enfance, mais je ne m’en suis rendu compte qu’après.

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Politiques
Fadela Amara juge «dégueulasse d'instrumentaliser l'immigration»
REUTERS
La secrétaire d'Etat à la politique de la Ville dénonce l'amendement ADN du projet de loi sur l'immigration.
Par Liberation.fr
LIBERATION.FR : mardi 9 octobre 2007
Fadela Amara dit non à l'amendement ADN. La secrétaire d'Etat à la politique de la Ville, a jugé «dégueulasse» qu'on «instrumentalise l'immigration», dénonçant l'amendement sur les tests ADN au projet de loi sur l'immigration, mardi sur France Inter.
«L'ADN je ne suis pas d'accord parce que je pense qu'on touche à quelque chose qui n'est pas bon pour notre pays, a déclaré Mme Amara. Je le dis aussi en tant que fille d'immigrés: y en a marre qu'on instrumentalise à chaque fois l'immigration, pour des raisons très précises. Je trouve ça dégueulasse!».

Interrogée par ailleurs sur l'hypothèse d'un recours à des statistiques ethniques, elle a répondu: «Ça aussi c'est un autre combat. Je ne veux pas qu'on définisse les gens en fonction de leurs origines, de leur religion. Créer des catégories de population c'est dangereux».

«Je suis une femme libre, ne l'oubliez jamais», a fait valoir Mme Amara. «J'ai la possibilité de dire ce que j'ai à dire et, très franchement, le jour vraiment où ce sera trop insupportable, le jour où ce sera trop dur, eh bien je partirai !», a-t-elle dit.

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Accéder au forum "Le test ADN: une atteinte aux droits de l'homme..."

http://www.liberation.fr/actualite/politiques/283382.FR.php
© Libération

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Le réalisateur est le premier Français à entrer en compétition au 60e festival de Cannes, avec "Les Chansons d'amour", un film librement inspiré des méthodes du célèbre courant.

Christophe Honoré (AP)
Christophe Honoré, réalisateur des "Chansons d'amour" en compétition au 60e Festival de Cannes, a expliqué, vendredi 18 mai, s'inspirer des méthodes de la Nouvelle vague française pour "privilégier une certaine grâce" dans ses films. Interrogé par la presse sur les parallèles entre la comédie musicale qu'il vient de réaliser et les films de la Nouvelle vague française, Christophe Honoré, 37 ans, a estimé se retrouver dans une "situation analogue" à celle de la naissance de ce mouvement, avec "un vrai retour de l'académisme dans le cinéma d'aujourd'hui, un peu comme dans le cinéma des années 50". Le réalisateur de "Ma mère" et de "17 fois Cécile Cassard" a indiqué vouloir "prendre de vitesse les lois économiques" et "faire des films en peu de jours, avec des gens qu'on aime, privilégier une certaine grâce plutôt qu'un certain académisme". "J'aime bien cette idée que le cinéma est aussi fait d'impatience", a ajouté le réalisateur. "Cette idée d'accorder ses désirs à ses moyens, c'est une vraie leçon de la Nouvelle vague", a-t-il ajouté.

Jean-Pierre Léaud comme acteur fétiche

L'acteur principal de "Chansons d'amour", Louis Garrel, a pour sa part reconnu la dette qu'il avait envers Jean-Pierre Léaud, l'acteur fétiche de François Truffaut, un des réalisateurs emblématiques de la Nouvelle vague. "Quand j'avais 14 ans, je rêvais de marcher comme Jean-Pierre Léaud. Pour certains c'est Humphrey Bogart ou Woody Allen (...) moi mon maître c'est Jean-Pierre Léaud, c'est un peu le Messie", a indiqué dans un sourire le comédien de 23 ans.

Contre une standardisation des films français

"Chansons d'amour" raconte les expériences amoureuses et le drame personnel que traverse un jeune homme interprété par Louis Garrel, qui joue aux côtés de Ludivine Sagnier, Chiara Mastroianni et Clotilde Hesme, tous prêtant leur voix aux chansons écrites par Alex Beaupain.
"Les chansons m'ont permis d'atteindre un lyrisme, de pouvoir exprimer mes sentiments, mais d'une façon plus décalée", a expliqué Christophe Honoré.
Paulo Branco, qui vient de fonder sa société Alma Films en produisant "Les Chansons d'amour", a pour sa part déclaré "essayer de naviguer un peu contre une standardisation des films français". "Avec Christophe (Honoré), je suis surpris tout le temps, il y a tout le temps quelque chose de plus, et pour un producteur c'est génial" a-t-il affirmé.

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Politiques
Droite
Les chères vacances du «candidat du peuple»
Jogging sous haute protection pour le président élu. (REUTERS)
La «retraite» luxueuse, à Malte, de Nicolas Sarkozy suscite la polémique et embarrasse jusque dans l'entourage du futur président, qui avance son retour en France.
Par Jean-Dominique MERCHET, SERVICE POLITIQUE
QUOTIDIEN : mercredi 9 mai 2007
«I l aurait peut-être mieux valu le monastère...» murmure-t-on du côté de l'UMP, où les mines s'allongent lorsqu'on évoque les vacances maltaises, finalement raccourcies, du nouvel élu. Après les libations de la victoire en compagnie de Johnny Hallyday, le célèbre exilé fiscal, l'escapade méditerranéenne de Sarkozy jette une lumière crue sur le style qui pourrait régner au sommet de l'Etat (lire pages 4, 5 et 6).
«Karaoké». Vendredi, à la veille du scrutin, Sarkozy avait expliqué au Parisien.fr qu'il comptait utiliser la dizaine de jours le séparant du 16 mai ­ date de sa prise de fonction ­ pour se préparer à «habiter la fonction présidentielle, prendre la mesure de gravité des charges qui pèsent sur [ses] épaules, prendre la distance nécessaire pour devenir l'homme de la nation». Et se reposer après une campagne éreintante . Son entourage ayant évoqué une «retraite», on spécula sur l'adresse d'un éventuel monastère. La Pierre-qui-Vire ? Las ! Ce fut Malte, en jet privé et sur un yacht de grand luxe.
«Ce n'est pas exactement le candidat du peuple», note un élu UMP, alors que dans l'entourage direct de Sarkozy on explique que «cela relève de sa vie privée. Il n'est pas encore président de la République, juste un homme privé». L'homme privé est donc arrivé lundi soir à Malte - La Valette, en direct du Fouquet's, le palace, propriété de son ami Dominique Desseigne. Avec son épouse, Cécilia, son fils, Louis, 10 ans, et quelques proches et gardes du corps. Le vol a été effectué à bord d'un jet privé, un Falcon 900EX de la société Unijet. Basée au Bourget, Unijet assure qu'elle est simple prestataire de service pour le groupe de Vincent Bolloré, un autre ami de Sarkozy. Néanmoins, selon le registre de la Direction générale de l'aviation civile, l'appareil, immatriculé F-HBOL, a comme propriétaire «Bolloré SA». «Un tel vol aller-retour coûte au total environ 50 000 euros, dit-on dans les milieux aéronautiques. Il faut compter 6 000 euros de l'heure de vol, plus les frais d'immobilisation de l'appareil» . Le yacht sur lequel les Sarkozy se sont retirés appartient bien, lui, à Bolloré, affirme le magazine Capital. C'est l'un des hommes les plus riches de France, avec une fortune de l'ordre de 1,25 milliard d'euros, selon le classement de la revue Forbes . Son bateau, le Paloma, est un yacht de 60 mètres qu'il est possible de louer, par l'intermédiaire d'agences spécialisées dans le charter maritime.
A Londres, Nigel Burgess le propose à un prix allant de 147 000 à 162 000 euros la semaine. Si Vincent Bolloré a effectivement prêté son yacht à son ami, le cadeau est de l'ordre de 40 000 euros pour deux jours. A ce prix, un équipage de 17 personnes est fourni. Sans oublier les palmes-masques-tubas et le «système karaoké»... Au total, cette «retraite» de deux jours coûterait environ 100 000 euros pour le millionnaire moyen qui voudrait se l'offrir. Sans les repas. Sarkozy «a souhaité être seul avec sa famille, à l'abri des regards pendant deux ou trois jours», a expliqué hier matin Claude Guéant sur France 2, ajoutant que, «pour quelqu'un qui se repose, il passe beaucoup de coups de téléphone». Après avoir longé les côtes du sud de l'île lundi, le yacht a mouillé durant la nuit dans une baie, puis a repris la mer tôt hier matin. L'agence de presse italienne Ansa a indiqué que le bateau faisait route vers la Sicile avant de revenir à Malte.
Esclavage. La «retraite» ne durera que 48 heures. Sarkozy sera de retour ce soir à Paris, a annoncé hier son directeur de cabinet. Demain, il assistera aux cérémonies de la journée célébrant l'abolition de l'esclavage, qui se tiendra sous la présidence de Jacques Chirac. Au risque de «donner l'impression d'une République à deux têtes» , comme le nouvel élu le disait pour justifier son absence de la commémoration de l'armistice du 8 mai, hier matin sous l'Arc de Triomphe.


http://www.liberation.fr/actualite/politiques/252626.FR.php
© Libération

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Philippe Ridet, de la rédaction du "Monde"
La victoire de Sarkozy est "une revanche de la droite qui ne s'est reconnue ni dans Giscard, ni dans Chirac"
LEMONDE.FR | 07.05.07 | 16h25 • Mis à jour le 07.05.07 | 18h30


hris_1 : Nicolas Sarkozy peut-il être satisfait du résultat ou déçu ?
Philippe Ridet : Je ne vois pas pourquoi il serait déçu. 53 %, c'est à la fois un peu moins que Pompidou mais mieux que Chirac, sauf en 2002. Il se situe donc dans une moyenne haute des scores de la droite en France. Il n'a donc aucune raison de s'estimer insatisfait.


Stephane93 : Peut-on dire qu'au lieu d'un "tout sauf Sarkozy" le score montre au contraire une véritable adhésion pour le programme mais aussi la personnalité de Sarkozy ?

Philippe Ridet : Il est vrai que le "tout sauf Sarkozy" n'a pas fonctionné, sinon Royal aurait été élue. Cela correspond-il à une adhésion à sa personne ? Il faut savoir raison garder. Les 53 % qu'il a obtenus sont la traduction de la domination de la droite sur la gauche en France telle qu'on l'a vu au premier tour. Un autre candidat de droite, à condition qu'il ait passé l'épreuve du premier tour, aurait peut-être obtenu le même résultat.

Pierre Gibou : Quelle conclusion tirez-vous du fait que Nicolas Sarkozy ait fait un score aussi élevé malgré les appels conjugués à ne pas voter pour lui proférés par François Bayrou et Jean-Marie Le Pen, malgré l'acharnement de certains médias (notamment Le Monde) à dénigrer son action et sa candidature, sans oublier le fait qu'il apparaisse bien plus difficile d'être élu président lorsque l'on fait partie de l'équipe gouvernementale sortante ?

Philippe Ridet : Je vous laisse la responsabilité de votre jugement concernant les médias, et notamment Le Monde.

La victoire de Sarkozy obéit selon moi à trois facteurs fondamentaux.

1) Il a profité des erreurs de ses concurrents, et notamment de celles de Chirac. En 1997, après l'expérience malheureuse de la dissolution, Sarkozy, parce qu'il a été écarté du pouvoir, apparaît comme le seul rescapé de cette expérience malencontreuse. En 2002, lorsque Chirac nomme Jean-Pierre Raffarin à Matignon, il permet à Nicolas Sarkozy d'endosser de fait les habits de la rupture. En 2005, quand il décide de soumettre la Constitution européenne au référendum, il autorise de fait le président de l'UMP à lancer sa campagne présidentielle.

2) La victoire de Sarkozy se construit aussi en novembre 2004 quand il s'empare de la présidence de l'UMP. De son expérience balladurienne en 1995, il a tiré la certitude qu'il ne peut y avoir de victoire politique à la présidentielle sans le contrôle du parti. Encore une fois, les chiraquiens se seront révélés impuissants à désigner un autre candidat.

3) Enfin, et c'est peut-être l'élément le plus novateur de cette campagne, Sarkozy a su renouveler le corpus idéologique de la droite. En mettant l'autorité, l'ordre, le travail, la récompense, le mérite au cœur de sa campagne, il a repris au Front national les thèmes que la droite, et notamment Jacques Chirac, lui avait abandonnés.

En conclusion, je dirai que cette victoire était peut-être la plus prévisible de toutes. Nicolas Sarkozy a fait de la conquête du pouvoir une science quasi exacte.

Louisa : Est-ce plus la victoire d'une droite dure et réactionnaire que l'échec d'une gauche socialiste qui n'a pas su réellement se positionner ? Si c'est la première solution, pensez-vous que les thèmes de l'immigration, de l'identité nationale sont ceux qui ont le plus porté ?

Philippe Ridet : Les deux. Il y a dans la victoire de Sarkozy, incontestablement, une revanche de la droite qui ne s'est reconnue ni dans le septennat de Giscard d'Estaing, et encore moins dans les deux mandats de Chirac, qu'elle a trouvés, pour le premier, trop teinté de centrisme, et pour les seconds, trop inspirés par le radicalisme socialiste.

Cela dit, ce succès souligne aussi l'échec de la gauche morale et bien-pensante. Je suis persuadé qu'une grande partie des électeurs ont exprimé une forme de ras-le-bol vis-à-vis du magistère moral qu'exercent la gauche, les artistes et les intellectuels en France depuis 1968. Les images de people venant défendre les expulsés de Cachan, par exemple, ou voler au secours des SDF du canal Saint-Martin, ont, selon moi, profondément exaspéré une partie du petit peuple de droite.

Nordx : Que pensez-vous du report des voix bayrouistes au second tour ?

Philippe Ridet : Il illustre un parfait équilibre entre un vote Sarkozy et un vote Royal, puisque, dans les deux cas, 40 % des électeurs de Bayrou au premier tour se sont reportés sur l'un ou sur l'autre des finalistes. Seuls 20 % ont refusé de choisir. Il souligne aussi, du coup, toute la difficulté de la tâche qui attend le futur président du Mouvement démocrate. Visiblement, ses électeurs du premier tour ne lui appartiennent pas.

On voit bien que son positionnement politique lui a permis de ratisser à proportions égales à droite et à gauche. On peut se demander dès lors comment il pourra trouver le point d'équilibre entre ces deux électorats. D'autant que le mode de scrutin aux législatives favorisera aussi au second tour un replacement des électeurs dans leur famille d'origine.

Nicetom : L'UMP et Nicolas Sarkozy en tête peuvent-ils être optimistes en vue des législatives de juin ?

Philippe Ridet : Oui. Il y aura, du fait de l'inversion du calendrier, et comme on l'a vu déjà en 2002, un effet mécanique du résultat de la présidentielle sur celui des législatives. D'autant que Nicolas Sarkozy, même président de la République, a expliqué qu'il revenait à celui qui était élu, donc à lui-même, de conduire cette bataille, et non pas à celui qui était nommé, donc le premier ministre. Nicolas Sarkozy constitue toujours la tête de gondole de la droite en France. C'est sur son nom que se sont faites les adhésions à l'UMP, c'est sur son nom et sa personnalité que s'est jouée son élection, c'est probablement sur son nom encore que se joueront les législatives.

Ajoutons à cela la division du Parti socialiste qui est déjà en germe entre fabiusiens, strauss-kahniens et royalistes. Un mois, d'ici au premier tour des législatives, cela paraît un peu court pour se remettre de cet échec et retrouver l'unité derrière un leader incontesté.

Katia : Vu son score, Nicolas Sarkozy a-t-il les "mains libres" pour appliquer son programme ?

Philippe Ridet : Tout à fait. D'ailleurs, dès son premier discours de président nouvellement élu dimanche soir salle Gaveau, il a tenu à expliquer que les Français avaient choisi à travers son élection le mouvement et la rupture, même s'il se veut rassembleur, le candidat qu'il a été ne veut rien céder au président qu'il est devenu.

Le cœur de son programme, notamment tout ce qui porte sur la détaxation et la défiscalisation des heures supplémentaires, sera appliqué, de même que la mise en place d'un service minimum dans les transports publics ou la création de peines planchers pour les multirécidivistes, etc.

Lucas56 : Le choix du premier ministre, en termes de profil politique, est-il lié à l'analyse des scores du 1er et second tour ?

Philippe Ridet : Du premier tour, incontestablement. C'est le 22 avril que François Fillon s'est imposé en pole position pour Matignon. Dès lors que l'écart entre l'UMP et l'UDF n'avait pas varié depuis 2002 ; dès lors que les élus centristes se ralliaient les uns après les autres, la carte Borloo, qui aurait pu apparaître comme un appât pour les centristes, devenait inutile.

J'ajoute que la personnalité de François Fillon est plus compatible avec Nicolas Sarkozy que celle de Jean-Louis Borloo qui reste, aux yeux du nouveau président, un véritable mystère.

Delphine : Nicolas Sarkozy a évoqué son souhait d'ouverture à des personnalités de gauche. Est-ce sérieux et à qui pense-t-il ?

Philippe Ridet : Sérieux, attendons pour en juger. Pour l'heure, seul le député de la Drôme Eric Besson s'est décidé à franchir le Rubicon. Les autres personnalités dites de gauche qui le soutiennent, tels l'écrivain Max Gallo ou l'acteur Roger Hanin, n'ont pas ou plus un profil de ministrable. Mais il cherchera évidemment à débaucher les personnalités les plus libres par rapport au Parti socialiste.

On peut très bien imaginer, sans conclure qu'il se laissera séduire, qu'une personnalité telle que celle de Bernard Kouchner intéresse évidemment Nicolas Sarkozy.

Maxou : Comment marquer un renouveau politique avec un premier ministre comme François Fillon, ministre sous Raffarin ?

Philippe Ridet : Vous avez raison, c'est toute la difficulté de Nicolas Sarkozy. Il apparaît comme le personnage le plus novateur de la droite, mais une fois qu'on l'a mis à part, on se rend compte que, derrière lui, peu de personnalités nouvelles ont émergé et qu'il faudra aussi faire du neuf avec du vieux.

Josephbouvard : Peut-on s'attendre à voir des ministres du gouvernement actuel de Villepin dans le nouveau gouvernement ?

Philippe Ridet : Oui, certainement. Probablement à dose homéopathique. Pas plus de deux ou trois. Des personnalités telles que celle de Jean-Louis Borloo paraissent incontournables. On peut aussi imaginer que Michèle Alliot-Marie, qui reste très populaire à droite, fasse partie du gouvernement. Brice Hortefeux, pilier de la Sarkozie, semble lui aussi bien parti pour rester, mais peut-être pas au poste qu'il convoite de ministre de l'intérieur.

Poulasse : La politique étrangère étant le thème de prédilection du président de la Ve République, peut-on s'attendre à un virage de la diplomatie française ?

Philippe Ridet : Un virage, peut-être pas, mais