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Médiatiques
Médiatiques Chaque lundi
L’ascension d’un journaliste
Par Daniel Schneidermann
QUOTIDIEN : lundi 1 septembre 2008

Comment se déroule une ascension médiatique, en République sarkozienne ? Très simplement. A ciel ouvert. Le cas de Laurence Ferrari, sa vie, son œuvre, ses traumatismes d’enfance, ayant été exploré comme il convenait par la totalité de la presse française et francophone, attardons-nous sur un autre, plus discret : celui de Claude Askolovitch, nouvel embauché du groupe Lagardère. Scénario : un journaliste (de talent) que les hasards de la carrière ont envoyé dans un hebdomadaire étiqueté à gauche ( le Nouvel Obs) s’y ennuie. Il s’y sent bloqué. Il y suit les activités de José Bové, les oscillations de Clémentine Autain, et les forums de Porto Alegre, ce qui peut lasser à la longue. Il trompe l’attente en répétant à longueur d’émissions, d’articles, de blog, que la candidate de la gauche est d’une nullité crasse ; il rédige à la chaîne des livres de discussions avec un socialiste passé à l’adversaire (Eric Besson), avec un socialiste raisonnable (Manuel Valls), avec une ministre sarkozyste (Rachida Dati), mais l’ennui persiste. C’est terrible, l’ennui.

Au début de l’été, le Destin lui sourit : il vole soudain à la radio défendre courageusement le fils du président de la République, cible d’une infâme agression antisémite, dans une chronique que personne n’avait lue, en page 19 d’un hebdomadaire satirique. Bingo ! L’affaire prend. La France s’embrase. Insultes, polémiques, pétitions. Et à la fin de l’été, abracadabra, on le retrouve dirigeant les pages politiques du Journal du dimanche (groupe Lagardère), et en charge de l’éditorial politique de la radio Europe 1 (groupe Lagardère), réussissant l’exploit d’en avoir déboulonné l’indéboulonnable Catherine Nay. Il est devenu une pièce centrale du dispositif. Venant de la gauche, il incarne l’ouverture médiatique.

Reste une inconnue - de taille. Sa Majesté a-t-elle explicitement donné consigne de faire nommer Askolovitch au firmament du groupe de son ami Arnaud Lagardère, pour service rendu à la famille ? Ou bien, dans l’état-major de Lagardère, a-t-on précédé ses désirs ? La simultanéité des deux nominations laisse irrésistiblement penser que la décision a été prise au sommet du groupe, et pas seulement dans chacun des deux médias. Le groupe en question est d’ailleurs habitué aux nominations «conseillées». L’an dernier, l’ex-patron Elkabbach avait déjà consulté Sarkozy sur la nomination du chef du service politique. Et puis, qu’importe ? Qu’on ait cédé aux désirs du prince ou qu’on les ait précédés, le résultat est le même : l’accession de la personne adéquate au poste qui l’attendait.

Et voilà le sarkozysme, après un an de règne, doté de son Commynes radiophonique, tout frais transfuge de chez le Téméraire. La première semaine est éblouissante. Ah, pouvoir enfin célébrer le nouveau-Sarkozy-entré-dans-ses-habits-de-président-grâce-aux-dix-morts-de l’embuscade (lundi), et le Stratège-Génial-qui-a-embarrassé-le-PS grâce-au-financement-du-RSA-par-une-taxe-sur-le-capital (mercredi). Ah, stigmatiser la ringardise dessocialistes restés socialistes (mardi), et pointer le dérèglement de leur logiciel (vendredi). Certes, il ne faut pas oublier de critiquer, on est un journaliste indépendant : on épingle donc rudement la ministre des Sports, de s’être laissée porter sur les épaules des athlètes français, de retour de Pékin. Pas digne de vos fonctions, Madame la ministre ! Diantre. L’Excellence ne s’en relèvera pas.

Reste, au-delà du cas particulier, la question centrale. Quelle est l’efficacité de cette injection matinale de sarkozysme, à l’heure du café et du jus d’orange ? Il ne faut pas la sous-estimer. L’heure matinale désarme les vigilances. Dans le ronronnement du presse-agrume, dans le doux glou glou de la cafetière, l’oreille s’accroche aux morceaux qui surnagent, ringard, brillant, bug, bravo, etc. Le cerveau est disponible aux «en hausse» et «en baisse» auxquels se réduit, finalement, l’exercice. Il aura, pour la journée, sa dose de gentils et des méchants. Il n’en demande parfois pas davantage.

Mais tout n’est pas noir dans l’opération. Avantage connexe (il faut bien se consoler) : on aura désormais accès chaque matin à un condensé de la rumeur de la Cour. Les socialistes sont ringards (sauf les ralliés, ou les ralliables à Sarkozy), Sarkozy est moderne, les talibans sont des nazis, Obama est bien plus moderne que les socialistes français, Sarkozy est habile, les nazis étaient des talibans qui s’ignoraient, la guerre d’Afghanistan est dure mais nécessaire, Sarkozy est courageux, etc. Cela évitera de lire, ou d’écouter, beaucoup d’autres journaux ou émissions.

CHAT • Mardi 2 septembre, à 15 heures, dialoguez avec Daniel Schneidermann, vous pouvez poser vos questions dès maintenant en cliquant ici.


http://www.liberation.fr/rebonds/chroniques/mediatiques/348422.FR.php
© Libération

(national-hebdo),

"C'est toi le nouveau surveillant? Tu vas souffrir!"

Par Victor Bouleirbagh | Surveillant au collège | 26/05/2008 | 19H07 (sur rue 89),

Quand le train marque l’arrêt, mieux vaut ne pas s’attarder sur le quai, ni même dans le centre commercial qui le surplombe. Le bruit court que cette gare compte parmi les moins sûres du réseau francilien. En sortant, suivre la rue sur 200 mètres. S’engager dans cette "zone urbaine sensible" notoire, longer les barres d’immeubles jusqu’au rond-point. A gauche, l’herbe perce à travers une esplanade bitumée. Quelques bornes allongées là désignent une voie sans issue, barrée par une haute grille blanche. Bienvenue dans ce collège classé "zone d’éducation prioritaire" et "zone violence".

"C’est toi le nouveau surveillant? Ah la la… Tu vas souffrir!"

Les hôtes de marque se distinguent par la qualité de l'accueil qui leur est réservé. Je n’ai pas été déçu. Tous m’ont promis l’enfer: les enfants avec un sourire carnassier, les adultes avec un rictus désabusé et un regard entendu. Pour le reste, un surveillant se forme sur le tas.

A l’heure du repas, je rencontre Coca, plutôt grande et solide pour ses 13 ans. Coca est de ces filles qui, pour se faire respecter, jouent au "bonhomme". Il faut la voir, à la cantine, deux fourchettes coincées entre les doigts de sa main droite, dévorer sans pudeur sa double ration de cordon bleu puis, sortie de table, lâcher sans prévenir des rots d’anthologie. Une fois rassasiée, elle s’en va distribuer claques, coups et injures. Je l’interpelle:

"- Pourquoi tu frappes les autres? Qu’est-ce que ça t’apporte?
- Ben… du plaisir!"

Inlassable adepte de la jouissance sans entrave, elle distribue encore des beignes deux heures plus tard, lorsque je la retrouve en salle de travail. Ses coups et ses cris empêchent sa voisine de se concentrer sur son cours de biologie. Je m’approche, mais ma présence ne la trouble pas. Elle assène encore une gifle à son voisin de devant.

"Coca! La prochaine fois, je te mets une heure de colle!"

Elle claque un aller-retour main gauche au même garçon:

"- File-moi ton carnet!
- Je l’ai pas.
- Et comment t’as fait pour rentrer dans le collège?
- Ben, j’me suis faufilée, t’as vu…
- On va aller voir ta CPE, alors. Tu es dans quelle classe?
- Non, non, attends, steuplaît, monsieur…"

Elle se saisit du livre de sa voisine:

"Regarde, j’étais en train de travailler ça."

"Ça", c’est la reproduction humaine. Je m’empare d’une feuille blanche, la lui plante sous les yeux et lui intime de la remplir:

"Tiens. Maintenant tu vas m’expliquer comment on fait les bébés. Tu t’arrêtes en bas de la page et pas avant. T’as jusqu’à la fin de l’heure et je veux plus t’entendre, c’est clair?"

Une demi-heure plus tard, je récupère le chef-d’œuvre que voici (orthographe et ponctuation d’origine):

"Un jour, Polo a la barre sur Aminata et Natacha et lui demande un RDV. Il leurs dit : slt je vous invites au Grec ensuite il dit : g envie de vou taro. Natacha dit directement : quand tout de suite ou après et Aminata dit moi jsui libre 24h/24 7j/7 après Natacha et Aminata se dispute pour savoir qui va taro avec lui en 1er. Polo atend pendant ce temps Natacha et Aminata se tape après Polo dit : si on fesait une party à 3 ou 4 avec mon pote Adama. Après il baise de 13H à 00H00 ensuite pose jusqu’à 05H00."

Au moins, pendant qu’elle écrivait, elle n’a frappé personne.

bruno chaouat

Rebonds
Chiens, rats, anticommunistes…
Bruno Chaouat professeur de littérature française à l’université du Minnesota.
QUOTIDIEN : jeudi 10 janvier 2008

«Tout anticommuniste est un chien.»
Alain Badiou propose une glose subtile du célèbre verdict sartrien. Un chien, l’anticommuniste ? Il faut donc l’éliminer, ou construire des fourrières. Badiou l’incorruptible est favorable à l’épuration des appareils «capitalo-parlementaires». Comment en finir avec la corruption et le règne des intérêts privés, c’est-à-dire avec les démocraties occidentales ? Le philosophe ne le dit pas, le lecteur est invité à faire preuve d’imagination. La terreur révolutionnaire n’a jamais été à court d’idées pour imposer la vertu. Parole de praxis plus que de théorie, ce nouveau brûlot appartient à la série «Circonstances».

C’est de l’agit-prop chic, Badiou y donne des références de sites Internet militants, esquisse les grandes lignes d’une organisation future du mouvement ouvrier élargi aux sans-papiers, aux étrangers, eux-mêmes assimilés aux Juifs d’hier, ce qui permet de ne guère se soucier du sort des Juifs d’aujourd’hui, en France et en Europe. Car dans l’algèbre de Badiou, tout pauvre est un Juif, tout immigré un pauvre, tout Juif un immigré, ou un Juif qui trahit le Nom.

Le livre a été dénoncé, notamment par Pierre Assouline, pour sa rhétorique pamphlétaire qui bestialise les électeurs et supporteurs de Sarkozy, les «nouveaux philosophes», les anciens communistes passés à l’ennemi, que Badiou appelle «les rats», et Sarkozy lui-même, par hommage perfide à Freud, «l’homme aux rats». Suivant le précédent sartrien, Badiou aurait pu appeler tous ces social-traîtres des «chiens». Mais «rat», c’est plus virulent, plus excrémentiel, et surtout l’un des sens du mot est «radin, avare», et rappelle la rhétorique de l’antisémitisme de gauche associé à l’anticapitalisme.

Un lacanien comme Badiou ne peut être insensible à la connotation et à l’inconscient de la langue. Nul besoin de revenir sur les effets, sinon les intentions, antisémites de la pensée de Badiou, depuis au moins son livre sur saint Paul et l’universalisme, effets pervers de son philosémitisme analysés par Eric Marty dans son dernier livre. La rhétorique des «Circonstances» est militante, violente jusque dans le cabotinage. C’est la règle du jeu : il s’agit d’utiliser les mots, comme le voulait Sartre, comme des armes. Badiou croit dans le communisme qui vient. Son mantra : «Il n’y a qu’un monde.» Pour étayer sa foi dans l’indivisible unité du monde, il rappelle la formule de Marx, «un spectre hante l’Europe». Mais l’opuscule de Badiou est hanté par deux spectres.

Le bon spectre du communisme, dont le philosophe se veut le médium, et le mauvais spectre du pétainisme. Résistance d’un côté, collaboration de l’autre. Si Mai 68, ultime avatar du mouvement ouvrier et de l’idée communiste en Europe, après la Révolution, la Commune et le Front populaire, hante la France de Sarkozy, spectre que le nouveau président cherche à exorciser, un autre spectre hante Alain Badiou, celui du pétainisme. La hantise du pétainisme et de l’Occupation est à son comble lorsque l’auteur évoque un «pétainisme transcendantal», ou, dans son jargon, le pétainisme comme «transcendantal des abjections possibles de notre pays», comme si le pétainisme était un marqueur de l’identité française depuis, nous dit Badiou, et là il convient de se frotter les yeux… 1815, le retour d’exil des émigrés, et la Restauration.

Jamais on n’était allé aussi loin dans la hantise des années noires, jamais on n’avait fait du pétainisme et de la capitulation un moment historial constitutif de l’identité française, identité dès lors construite comme une essence démoniaque, ontologiquement capitularde devant les forces du Mal (que ces forces aient pour noms l’Ancien Régime, le nazisme, et, aujourd’hui, le «capitalo-parlementarisme», le bushisme ou le blairisme).

S’il est naïf de prétendre exorciser le spectre de Mai 68, n’est-il pas temps de se demander si l’on ne pourrait pas en finir avec celui du «pétainisme», de Vichy, et des ondes mémorielles que ces noms répercutent : rafles, listes de noms, camps, génocide. Ne pourrait-on enfin cesser, au nom de la nostalgie pour une Résistance dont on a manqué les fastes pour être né trop tard, de vider la spécificité de l’Occupation, du nazisme, de la Shoah, du pétainisme de tout contenu empirique pour nous servir ces événements historiques à la sauce métaphysique ?

Ce dont Alain Badiou, pour l’heure, est le nom, c’est de cet esprit de système déjà dénoncé par le pétainiste transcendantal, l’émigré légitimiste Chateaubriand, qui connaissait assez bien ceux qu’il avait baptisés les «théoristes de Terreur».

Auteur de Je meurs par morceaux. Chateaubriand, Presses universitaires du Septentrion, 1999, et de Lire, écrire la honte, Actes du colloque de Cerisy, Presses universitaires de Lyon, 2007.


http://www.liberation.fr/rebonds/302838.FR.php
© Libération

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SARKOZY / BRUNI
Carla Bruni fête dimanche ses 39 ans
NOUVELOBS.COM | 23.12.2007 | 13:29
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L'horoscope de la compagne de Nicolas Sarkozy lui promet "un entourage chaleureux".

Carla Bruni (Sipa)

Carla Bruni (Sipa)
La chanteuse Carla Bruni fête dimanche 23 décembre son 39e anniversaire. La compagne de Nicolas Sarkozy est née sous le signe du Capricorne. Les astres lui promettent d'ailleurs "un entourage chaleureux", selon Version Femina. Carla Bruni sera ainsi "sensible aux remous provoqués par Jupiter, invité de votre signe pour un an, et par la pleine lune de lundi. Ce sont les foudres jupitérienne que affronterez pour l'instant, mais les choses vont très vite se calmer et vous profiterez d'un entourage chaleureux".

Direction l'Egypte

Le président français Nicolas Sarkozy est attendu la semaine prochaine à Louxor, sur les bords du Nil en Egypte, pour un séjour privé. L'Elysée n'a pas apporté de détail sur ce voyage, mais de sources concordantes, on indique que le président arrivera le 25 décembre "avec une accompagnatrice", c'est-à-dire l'ex-top model Carla Bruni, et quelques membres de sa famille.
De source égyptienne, on précise que le président s'installera au Old Winter Palace, un hôtel de légende en bordure de la rive-est. Il occupera une suite face au Nil.
Ce palace de la fin du XIXe siècle, de style victorien, au superbe jardin exotique, a compté parmi ses clients l'ex-président français Valéry Giscard d'Estaing (1974-81).

je suis partout


Le cinéaste Jean-Claude Brisseau soupçonné de viols
Reuters 22.12.07 | 12h25

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PARIS (Reuters) - Le parquet de Paris a ouvert samedi une information judiciaire pour "viols, agressions sexuelles et harcèlement sexuel par personne ayant autorité" contre le cinéaste Jean-Claude Brisseau, visé par les plaintes de deux comédiennes, apprend-on de source judiciaire.

Le metteur en scène français de 63 ans a été interrogé pendant deux jours sous le régime de la garde à vue à la police judiciaire de Paris. Il devait être présenté samedi après-midi à un juge d'instruction en vue de sa mise en examen.

Un placement en détention provisoire est requis contre lui par le parquet, point qui devra être tranché par un juge des libertés. Il risque la cour d'assises à l'issue de la procédure.

Deux actrices pressenties pour un film de Jean-Claude Brisseau, puis écartées, ont déclaré avoir eu avec lui des rapports sexuels sous la contrainte. Elles ont déposé plainte en octobre. Le cinéaste a nié les faits durant sa garde à vue, parlant de relations sexuelles consenties.

Le cinéaste a été transféré plusieurs fois pendant son séjour à la police aux urgences médico-judiciaires de l'Hôtel-Dieu en raison de supposés problèmes cardiaques.

Les faits allégués par les plaignantes se seraient déroulés ces deux dernières années, notamment pendant les préparatifs et le tournage du film "Les anges exterminateurs".

Ce film, sorti en septembre 2006, raconte une précédente affaire qui a valu à Jean-Claude Brisseau une condamnation le 15 décembre 2005 à un an de prison avec sursis et 15.000 euros d'amende pour harcèlement sexuel.

Il avait été reconnu coupable d'avoir demandé à deux candidates à un rôle dans ses films de tourner ce qu'il a appelé des "essais érotiques" entre 1999 et 2001. Ces derniers consistaient pour les jeunes femmes à se masturber dans des lieux privés ou publics ou à se livrer à des caresses sexuelles réciproques.

Les comédiennes n'avaient déposé plainte qu'après avoir appris qu'elles n'obtiendraient pas de rôle et le tribunal avait à l'époque écarté les accusations d'agressions sexuelles.

Pour les faits de harcèlement sexuel, Jean-Claude Brisseau sera en état de récidive légale si le dossier est renvoyé devant une juridiction de jugement, si bien qu'il y encourra une peine-plancher au moins pour cette partie des accusations.

Le metteur en scène, dont l'oeuvre tourne autour de la sexualité féminine, bénéficie d'une réputation internationale depuis le film "Noces blanches", qui révéla Vanessa Paradis comme actrice en 1989. Le film "Choses secrètes", sorti en 2002, lui a valu un important succès critique.

Il a déclaré lors de son procès de 2005 avoir agi dans le cadre de son métier d'artiste et de ses recherches sur la féminité et l'interdit sexuel, explication qu'il a maintenu ces derniers jours devant la police.

Thierry Lévêque

de la politique comme un paquet de lessive

Royal fait un flop à l’audimat

En tournée pour la promotion de son dernier ouvrage, l’ex-candidate PS à la présidentielle enchaîne les contre-performances d’audience lors de ses interventions télévisées.

Les coups durs se succèdent pour Ségolène Royal. Devancée dans les sondages de popularité par Delanoë et Strauss-Kahn, sèchement taclée par François Hollande sur la gestion de sa campagne présidentielle, serait-elle désormais en passe de lasser les téléspectateurs ? Depuis une semaine, l’ex-candidate PS à la présidentielle se veut omniprésente dans la presse, à la radio et à la télévision pour parler de son ouvrage «Ma plus belle histoire, c’est vous» (Ed. Grasset).

Une énorme campagne de promotion qui s’est traduite par deux flops télévisés à une grande heure d’écoute. Dernier en date : jeudi soir, dans l’émission politique « A vous de juger » sur France 2. Selon Médiamétrie, elle n’a réuni que 3,19 millions de téléspectateurs et un faible 15,1% de part d’audience (PDA). Un chiffre qui chute à 9,6% chez la ménagère de moins de 50 ans.

Zapping massif

Une 4e place seulement pour la chaîne publique - plutôt habituée à la seconde position -, les Français rivés devant leur écran lui ayant préféré le commissaire Moulin et Johnny Hallyday sur TF1 (6,1 millions de téléspectateurs, 26% de PDA), et Michael Scofield dans «Prison Break» sur M6 (5,2 millions de fans, 20,5% de PDA). Même la saga de Noël de France 3 «Le réveillon des bonnes» la devance nettement avec 4,1 millions d’accrocs (16,3% de PDA).

Mardi soir, déjà, le journal de 20 heures de TF1 avait tourné au fiasco pour la présidente de Poitou-Charentes. Patrick Poivre d’Arvor avait débuté son interview devant 9,2 millions de téléspectateurs. Huit minutes plus tard, ils n’étaient plus que 7,8 millions. Soit 1,4 million de personnes qui ont zappé l’intervention, une bonne moitié allant directement gonfler les chiffres du JT de France 2 de David Pujadas !

Malgré ces chiffres cruels, la tournée médiatique va continuer pour Ségolène Royal. Le week-end prochain, elle est invitée dans «Dimanche +», où elle répondra aux questions de Laurence Ferrari. Puis le 15 décembre, elle devrait être présente sur le plateau de «On n’est pas couché» sur France 2, face à Laurent Ruquier et ses chroniqueurs caustiques.
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Le SNJ du Parisien critique la Une de mardi
NOUVELOBS.COM | 21.11.2007 | 18:48
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Le syndicat estime que la Une sur la grève, titrée "Stop", marque "une rupture avec la ligne éditoriale", et risque de couper le quotidien de "toute une frange de son lectorat".
Dans un communiqué interne mercredi 21 novembre, le Syndicat national des journalistes (SNJ) du Parisien a protesté contre la Une du quotidien mardi, consacrée à la grève dans les transports, estimant qu'elle marque une "rupture avec la ligne éditoriale" du journal". La Une du quotidien, mardi 20 novembre, était illustré par une photo des passagers patientant sur un quai bondé, sous le titre "Stop". "En titrant 'Stop' (sous-entendu aux grèves), Le Parisien s'oppose de front à toute une frange de son lectorat, au risque de se couper de lui", estime le syndicat, soulignant que le journal "a des lecteurs qui galèrent dans les transports et des lecteurs qui participent aux mouvements sociaux ou qui les soutiennent".

Journal d'information vs journal d'opinion

Le Parisien, "et c'est une rareté dans le paysage de la presse nationale", s'est "toujours positionné comme un journal d'information et non comme un journal d'opinion", rappelle-t-il.
"A travers cette Une qui éditorialise, on le colore d'un positionnement qui n'est pas le sien", juge-t-il.
Le SNJ, qui est intervenu mardi en comité d'entreprise à ce sujet, doit rencontrer jeudi la direction de la rédaction.